|
La RB3 est l’une des déceptions de la saison hivernale. Tout n’est pourtant pas perdu pour Red Bull Racing, qui a identifié la source de ses problèmes, et tentera d’y remédier cette semaine à Magny-Cours, avant de s’envoler pour l’Australie et le premier Grand-Prix de la saison.
La méprise est venue de l’intérieur, une véritable trahison de la part de celle qui devait être une nouvelle arme pour l’écurie de Milton Keynes : la nouvelle soufflerie ! Le fait n’est pas nouveau ; Williams en a souffert en son temps et a mis une année à s’en remettre.
La RB3 accuse un retard certain sur le wagon de tête. L’écart se chiffre à 2 à 3 secondes après les essais de Bahreïn. L’origine du problème ? Une perte d’appui au freinage et dans les virages. On entend maintenant dire que la voiture a été conçue par deux entités.
Le train arrière a été développé par l’ancienne équipe aéro, dans la nouvelle soufflerie. Le train avant porte la griffe d’Adrian Newey. Il a fait confiance aux données de la CFD (Dynamique des Fluides Assistée par Ordinateur) car la soufflerie était opérationnelle depuis trop peu de temps pour fournir de bonnes données. Il s’avère aujourd’hui que les données de la soufflerie ne sont pas en adéquation avec la réalité sur le terrain. Adrian Newey et Peter Prodromou planchent donc sur un nouveau package aérodynamique, basé sur la CFD. Ailerons avant et arrière, soubassement et déflecteurs sont nouveaux.
Le package est testé cette semaine à Magny-Cours. Webber nous a confié que, si les données de la CFD sont concrétisées par celles de la piste, la RB3 gagnera la bagatelle de 7 à 8 dixièmes de seconde. Red Bull Racing espère donc s’immiscer dans le milieu du peloton à Melbourne. |