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Red Bull Racing n’a pas (encore) dit son dernier mot ! Le taureau rouge compte bien encorner Williams d’ici la fin de la saison malgré les 6 points qui séparent les 2 formations et le formidable manque de fiabilité des RB3 – parfois allié à une chute brutal de performance. Il est symptomatique que l’écurie de Milton Keynes ait marqué 10 de ses 16 points lors de la course poker de l’année, dans le déluge du Nürburgring. Elle qui ambitionnait en début de saison de marquer des points régulièrement enregistre un cuisant échec en 2007 et n’aura plus le droit à l’erreur la saison prochaine avec un département technique digne des top teams et des moyens financiers à la hauteur des objectifs fixés en haut lieu en Autriche. Pour l’heure, Red Bull Racing se concentre sur 2007 et la 5è place au championnat Constructeurs, sans perdre de vue qu’elle devra repousser les assauts de Toyota qui pourrait la reléguer au 7è rang.
« Nous ne garderons pas un souvenir formidable de la Turquie, parce que la fiabilité que nous pensions avoir trouvée depuis quelques courses nous a fait défaut » reconnaît Fabrice Lom, ingénieur principal en charge de l'exploitation piste des moteurs Renault chez Red Bull Racing. « Côté performances, nous sommes dans le coup. Cependant, dans cette partie de la grille, les places sont chères et la concurrence est rude ! »
« Rien n'est encore joué et nous tâcherons de faire une fois encore notre maximum en Italie. Mark aura un moteur neuf, David lui devra faire sa deuxième course avec son bloc… Nous ne sommes pas particulièrement inquiets à ce stade de la saison car nous connaissons bien notre moteur et nous avons tourné ici la semaine dernière. »
Mais Fabrice Lom comme tous les ingénieurs Renault seront impuissants à Monza comme ailleurs. « Viry a une longue tradition dans la fourniture équitable de moteurs, ce qui signifie que Red Bull Racing a bénéficié de moteurs strictement identiques à ceux de l'écurie officielle et a pu travailler avec une équipe d'ingénieurs et de techniciens entièrement dédiée » rappelle d’ailleurs Rob White, directeur technique moteur Renault. Le manque de fiabilité et les performances sinusoïdales ne sont pas des sautes d’humeur du V8 de Viry-Châtillon mais le fait d’une maladie chronique dans l’environnement du bloc (boîte de vitesses, circuit hydraulique) ou dans la partie mécanique de la RB3. |