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Renault doit se résoudre à fermer temporairement la plupart de ses usines hexagonales afin d’ajuster sa production à la demande actuelle, en chute libre dans un marché frileux et une crise économique mondiale qui commence à faire sentir ses effets dans le moral et les projets des particuliers.
A la fin de l’année, les usines Renault auront été paralysées pour un total de 4 semaines. Un débrayage qui n’est pas rare (c’est un recours fréquent rendu possible grâce aux accords de flexibilité) mais dont l’ampleur est parfaitement inhabituelle. Renault n’est pas la seule touchée : les usines de production du groupe PSA entreront également en léthargie d’ici la fin 2009.
La santé du seul constructeur Français impliqué dans le championnat du monde de Formule 1 n’est pas au mieux : elle a revu ses ambitions à la baisse après publication de son chiffre d’affaires du 3è trimestre (la marge opérationnelle devrait être de 2,5 à 3% et non plus de 4,5%) et son action chute aujourd’hui de plus de 16% au CAC 40. Concernant l’écurie de F1, Renault est également fragilisé par la position de son sponsor-titre, ING : le gouvernement des Pays-Bas a dû courir au chevet de l’institution financière internationale en lui accordant €20 millions contre une prise de participation à hauteur de 8,5%. Quelles conséquences pour RenaultF1 ? Aucune avérée à l’heure actuelle, mais la F1 low cost préconisée par Max Mosley trouve sans aucun doute un écho favorable auprès de certaines écuries. |