WRC
Moto GP
SalonAutomoto.tv
Formule 1
29 Juin - 07:57
Bookmark and Share
Renault fête les 25 ans de sa première victoire en Formule 1
Le 1er juillet prochain, Renault fêtera le 25ème anniversaire de sa première victoire en Grand Prix, décrochée en France en 1979. Jean-Pierre Jabouille, le vainqueur, et Bernard Dudot, aujourd’hui directeur général adjoint de Viry-Châtillon, se souviennent de cet acte fondateur... La saison 1979 était la troisième de Renault en Formule 1. On se rappelle des débuts hésitants de la RS01 au Grand Prix de Grande Bretagne en 1977. A cette époque, l'aventure de Renault, c’est d'innombrables nuits blanches à Viry-Châtillon, à se débattre dans les méandres de la technologie du turbo. Jabouille se souvient : « Ce qui intéressait Renault, c’était l’innovation technologique. Le constructeur ne se serait pas engagé en F1 pour construire un autre V8 comme le Cosworth. Il voulait relever un défi. Parallèlement à cela, nous développions également les nouveaux pneus radiaux de Michelin. Cela représentait beaucoup de travail, sur des choses complexes, en peu de temps. Surtout que pour ce qui était du moteur, il ne s’agissait pas seulement de développer la technologie turbo, mais de la rendre viable. Car il y a une énorme différence entre un moteur qui délivre une bonne puissance au banc et un moteur utilisable dans la voiture. » En 1979, la RS10 marque un grand bond en avant par rapport à l’ancienne RS01, notamment au niveau aérodynamique. Il s’agit en effet d’une « wing car » dotée de jupes latérales coulissantes introduites par Lotus la saison précédente. Au niveau du moteur, le double turbo lancé à Monaco permet de gagner 1 200 tr/min et de diminuer le temps de réponse. « Quand nous sommes arrivés à Dijon, nous étions assez confiants, explique Jabouille. Nous avions effectué une simulation de Grand Prix le mois précédent et nous avions tenu la distance. J’ai pris la pole ce week-end là, mais j’étais très calme sur la grille ; c’est juste qu’autour de moi, tout le monde était vraiment sous pression. Tout le monde était très stressé ! » Parti en troisième position, Gilles Villeneuve prend la tête au départ… En fait, Jabouille attend son heure. « Il ne faut pas oublier qu’à l’époque, nous n’avions pas d’arrêts au stand. Nous avions 220 litres de carburant et il fallait bien économiser ses pneus pour aller jusqu’au bout. » Renault prend les devants au 47ème tour, pour ne plus les quitter jusqu’au drapeau à damiers. Le pilote, un Français au service d’un constructeur français, sur un circuit français, était-il nerveux dans les derniers tours ? « J’avais peur que quelque chose nous lâche. Nous avions eu tellement de problèmes que je regardais tout, j’écoutais tout, j’essayais vraiment de ménager la voiture. Tout en maintenant un bon rythme car Gilles et René n’étaient pas si loin derrière ! Je n’ai mesuré l’ampleur de la chose qu’en descendant de la voiture ; là, j'ai vraiment réalisé. Bien sûr, j'étais heureux, mais fatigué : les voitures à effet de sol n’étaient pas faciles à piloter sur un circuit à grande vitesse… » La victoire de Jabouille marque le début d’une série en cours, récemment enrichie par le succès de Jarno Trulli à Monaco en 2004. Que représentait ce moment pour Renault ? Ecoutons Bernard Dudot, membre de l’équipe en 1979, et aujourd’hui directeur général adjoint de Viry-Châtillon : « Cette première victoire a été très spectaculaire. Elle a aiguisé l’appétit de Renault et petit à petit, l’écurie s’est étoffée et a gagné en performance. En 1983, le titre nous a échappé d’un cheveu mais nous n’étions peut-être pas prêts. Ce relatif échec nous a permis d’aborder notre retour en 1989, en tant que motoristes, dans les meilleures conditions. » Cette victoire remonte peut-être à longtemps, mais Dudot insiste sur le fait que le lien avec le Renault F1 Team actuel reste tangible : « L’une des constantes, depuis 1979, est notre implication sportive. Nous avons soif de victoires mais savons accepter la défaite. Et puis, tout simplement, la F1 est une histoire d’hommes. Qu’il s’agisse de la période turbo ou de notre défi actuel, ce sont les hommes impliqués dans un programme qui font la différence. Nous restons, même sous le règne des grands constructeurs, de petites équipes qui se battent tous les quinze jours en piste. On ne s’en lasse pas… » Source : renaultf1.com
29 Juin
28 Juin
28 Juin
27 Juin
 
 
 
SAISON 2012
 
ACTUALITÉS
 
PHOTOS
 
LA FORMULE 1
 
GOODIES
 
SERVICES
 
POWERED BY
NTNZ
Automoto365 F1 RSS