| Les conditions climatiques en Europe, ces dernières semaines, ont été marquées par de nombreuses précipitations. Spa-Francorchamps, ce week-end, n’échappera certainement pas à cette tendance. De plus, cette région est connue pour l’incertitude climatique qui la caractérise. Comment les équipes se préparent-elles à la pluie ? « Nos prévisions météo à cinq jours nous ont indiqué qu’il pleuvrait ce week-end. », explique Pat Symonds, directeur exécutif de l’ingénierie pour le Renault F1 Team, « La semaine dernière, nous avons pris ce paramètre en compte au moment d’appréhender le Grand Prix. Nous nous préparons à la pluie sur chaque piste, mais la situation actuelle nous a poussé à passer davantage de temps sur ce type de réglages la semaine dernière. »
Cela dit, la pluie rend les choses difficiles. Par exemple, si elle est attendue le vendredi, mais que le soleil est attendu pour le samedi et le dimanche, les équipes décident de ne pas rouler la première journée car les informations recueillies ne seraient pas utilisables. Si les informations que possèdent les équipes indiquent que les qualifications et la course risquent de se dérouler sur piste humide, ce qui est une possibilité à Spa ce week-end, alors décision est prise de rouler en essais libres si ceux-ci sont également marqués par la pluie. « Lorsque nous devons rouler sur une piste mouillée, nous ne changeons pas beaucoup la voiture car, en fait, nous ne pouvons pas faire grand’ chose : avec les règles du parc fermé, il faut être certain que la pluie sera de la partie pendant la course pour altérer le set-up. De plus, l’expérience montre qu’une course disputée entièrement dans des conditions humides à 100% n’est pas un phénomène fréquent : il ne se produit qu’une fois tous les dix ans. Notre priorité est de déterminer, parmi la liste des temps au tour estimés, les moments auxquels il est possible de passer des pneus pluie extrêmes aux pneus pluie normaux, et des pneus pluie normaux aux pneus rainurés. C’est pendant ces périodes de transition qu’il est possible de gagner ou de perdre une course, lorsque les temps au tour s’améliorent rapidement sur une piste qui s’assèche. »
Lorsqu’il faut rouler sous la pluie en essais, apprendre est aussi l’objectif principal des pilotes. Fernando Alonso le confirme : « Il s’agit avant tout de s’habituer aux différents niveaux d’adhérence sur le circuit : il faut savoir où freiner, quels vibreurs toucher ou éviter, essayer différentes trajectoires pour trouver la meilleure. Lorsque vous réalisez ce travail, il vous faut également penser à la meilleure façon d’améliorer l’équilibre, car le moindre petit détail peut avoir de grandes répercussions. Enfin, les conditions évoluent en permanence. Chaque seconde, en fait. Il faut donc s’adapter et corriger la voiture. Pour un pilote, une piste humide signifie une seule chose : beaucoup de pression… »
Source : renaultf1.com
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