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Automoto365 avait soulevé le problème dès les essais hivernaux où Virgin Racing et Lotus faisaient pâle figure par rapport à leur coreligionnaires déjà bien établies dans le championnat du monde de Formule Un : la lenteur relative des nouveaux impétrants n’est pas sans susciter quelques inquiétudes. Felipe Massa s’en est ouvert quelques jours avant le début des hostilités en déclarant « J’espère qu’elle ne seront pas un danger. »
Un impératif de sécurité pourrait décider la Fédération Internationale de l’Automobile à dépoussiérer la règle des 107% qui valait à son auteur, entre 1996 et 2003, d’être radié de la grille de départ. A l’époque, le châtiment avait été mis en place pour éviter à la Formule d’offrir un triste spectacle, pour séparer le bon grain de l’ivraie à une époque où les indépendants n’étaient pas tous vertueux ni animés de bonnes intentions mais entendaient surtout vampiriser la Formule Un pour jouir d’une publicité mondiale à moindre frais.
Le Président de la FIA, Jean Todt, ne s’est pas dit opposé au retour de la règle des 107%, mais doute qu’elle sera mise en place cette année. Appliquée à la F1 moderne, elle serait plus un garde-fou qu’un artifice pour écrémer le plateau. A Bahreïn, Virgin Racing et Lotus auraient été épargnées par la règle des 107% mais pas Senna et Chandhok qui effectuaient leurs premiers tours de roue au volant de la Dallara de l’écurie HRT.
Jean Todt a d’ailleurs volé au secours des nouvelles écuries en expliquant « Il faut les respecter dans cette période de crise, elles investissent de l’argent en F1. Je ne pense pas que ce soit le moment de les critiquer mais au contraire de leur apporter notre soutien ; c’est dans l’intérêt de chacun. J’ai été impressionné en qualifications, elles se sont bien débrouillées et nous devons leur donner du temps pour être prêtes. »
Du temps… et notamment du temps de roulage ! Desserrer l’étau dans lequel les essais privés ont été enfermés ne serait pas du luxe dans le cadre d’écuries qui n’ont que peu ou prou tourné avant de se lancer dans le grand bain de la compétition. Autoriser 1 ou 2 séances d’essais privés dans l’année, et octroyer le double de jours de roulage aux nouvelles écuries, serait une vertu et non un vice pour une Formule Un à juste titre désireuse d’intégrer au mieux ces nouveaux colons. |