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Malgré le retrait de Subaru du WRC, David Richards reste candidat au rachat de Honda Racing. Depuis son entrée dans le capital de Prodrive, TID forme avec Richards un duo expérimenté, talentueux et solvable.
David Richards n’a pas dit son dernier mot en Formule 1. Le fondateur et président de Prodrive (championne du monde des Rallyes dans les années 90), mais également ancien patron de Benetton puis de BAR en Formule Un – à chaque fois remercié car il avait eu raison trop tôt et avait bousculé l’establishment – a tenté de retrouver une place au soleil de la Formule 1 en s’associant à McLaren et Mercedes, pour une alliance nouvelle dans le paysage de la F1 moderne : une écurie cliente qui ne conçoit ni châssis ni moteur mais qui met son savoir-faire et son expertise au service de la seule compétition. C’était sans compter sur les réticences des écuries indépendantes (dont Force India, actuel partenaire de McLaren et Mercedes faisait ironiquement partie il y a un an) qui voyaient d’un mauvais œil l’arrivée d’une écurie cliente. « Je ne veux pas courir contre 4 McLaren » justifiait à l’époque Sir Frank Williams, « Ça ruinerait mon business. »La FIA a donc fait barrage à David Richards, qui avait pourtant trouvé en Baugur – un couturier Scandinave qui pèse 10 milliards de dollars par an – un sponsor-titre de choix.
Prodrive, qui exerce son talent en sport automobile mais aussi dans l’industrie de la défense, a déplacé sa sphère de compétence dans la région du globe qui possède le plus de liquidité : les Emirats Arabes Unis. Investment Dar Company (TID) est récemment entrée dans le capital de la société à hauteur de 40%. Le groupe financier né au Koweit en 1994 a dégagé des bénéfices consolidés de près de $300 millions au cours du premier semestre 2008 (ses profits avaient déjà fait un bond de 37% en 2007). Coté en bourse depuis 1999 au Kuwait Stock Exchange market (KSE), TID a non seulement étendu son rayon d’action dans la région mais s’est également portée acquéreuse d’autres sociétés et a diversifié ses activités (assurance, immobilier, bâtiment, transports, management).
Avec TID, Richards possède la puissance financière nécessaire pour assouvir sa passion de la réussite au plus haut niveau du sport automobile. Aussi, si David avouait à Automoto365.com Vendredi dernier « Il faut que je réussisse à recaser toute l’équipe WRC désormais ! » lorsque nous évoquions la possibilité d’un rachat de Honda Racing, l’homme avoue au Mail « Un groupe de personnes du Moyen-Orient veut m’aider à entrer en F1 ; ils sont très spécifiques sur le sujet depuis un an. Mais nous devrons nous entendre lorsque ce sera le bon moment. Lorsque l’on réfléchit à froid, on réalise l’étendue de la responsabilité car il faut une restructuration majeure du personnel et des ressources. Les investisseurs devront réfléchir en profondeur avant de se lancer dans l’aventure. Il y a un gouffre financier à combler, probablement de 3 ans, avant d’avoir d’envisager d’avoir des comptes à l’équilibre. » |