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Valentino Rossi passera de l’ombre à la lumière (dans le petit monde des quatre roues) la semaine prochaine, lorsqu’il mettra courageusement son image en péril en s’alignant en essais privés face au gratin du sport automobile mondial. Le natif d’Urbino n’a nul besoin de se frotter à la concurrence des pilotes F1 pour poursuivre son programme d’adaptation et d’évaluation de la discipline reine du sport automobile, mais écrira à Valence un nouveau chapitre de son association avec la Scuderia Ferrari.
Si le motard de 26 ans jouira d’un avantage certain à bord d’une F2004 (aéro épargnée par les réglementations FIA 2005, moteur V10), l’exercice n’en manque pas moins de classe et de courage, comme le souligne Mark Webber. « Il est vraiment courageux de venir rouler sur le même circuit que nous autres » estime le pilote titulaire Williams.
« Il possède un talent incroyable, nous le savons, et il sait comment arriver au sommet. Mais le lancer ainsi en piste avec nous… qui sait après tout, il a déjà réservé quelques surprises, qui sait comment il se comportera ? Les gars qui font de la course depuis longtemps ne sont généralement pas très chauds pour avoir un type sans expérience dans les pattes. Mais dans le cas présent, ce ne sera pas comme ce type auquel nous avions eu droit à Budapest l’année dernière, cet israélien, c’était une farce ! » conclut Webber en faisant référence à Chanoch Nissany, pilote essayeur Minardi quadragénaire qui a connu son moment de gloire – et de ridicule – lors des essais libres du Grand-Prix de Hongrie 2005. |