Lewis Hamilton a eu un aperçu du revers de la médaille de la réglementation sportive qui interdit aux pilotes de ravitailler, et donc de planifier un dépassement à la faveur d’un pit stop. Le Britannique a perdu le gain de la 4è place dès le premier tour du Grand-Prix de Bahreïn et a passé les 14 suivants à étudier de près la boîte de vitesses de la Mercedes W01 sans pouvoir… la déboîter !
Un tour avant son changement de pneus, Hamilton accusait un retard de 12,2 secondes sur Felipe Massa, alors confortablement installé en 3è position derrière Vettel et Alonso. A l’arrivée, l’avance du pilote Ferrari avait fondu sous le soleil de Manama et n’était plus que de 7,1 secondes. Un rapide calcul fait dire à Lewis que la 2è place aurait pu être sienne.
« La 3è place est un très bon résultat. J’ai le sentiment que nous avons fait du bon travail : notre fiabilité est superbe et notre vitesse était très bonne aujourd’hui. Mais nous devons encore travailler pour combler l’écart qui nous sépare des voitures de tête » avoue Lewis Hamilton. « Ma course s’est décidé dans le 1er tour lorsque j’ai bloqué une roue dans le 4è virage, j’ai viré un peu large, j’étais mal en point et Nico m’a passé. Après ça, j’ai passé tout le premier relais derrière lui mais je ne pouvais as me rapprocher assez pour le passer. Après le pit stop, la voie étair dégagée et j’ai pu gagner un peu de temps sur Felipe. Si je n’avais pas été bloqué derrière Nico, je pense que j’aurais pu me battre avec Felipe pour la 2è place. »
Est-ce à dire que la MP4-25 était aujourd’hui l’équivalente de la F10 ? Que nenni. Felipe Massa a dû baisser pavillon pour préserver son moteur. La véritable comparaison entre le bolide rouge et sa rivale argentée doit se faire par l’analyse de l’écart qui séparait Alonso et Hamilton : 14,6 secondes 1 tour avant le premier pit stop, 23,1 sous le drapeau à damier. Lewis a concédé 8,5 secondes en 35 tours, soit 0,24 seconde/tour en configuration course. De quoi encourager les hommes de Woking qui craignaient que la MP4-25 concède plus de 4 centièmes de seconde au kilomètre ! « Il sera difficile de combler l’écart dans l’immédiat mais je vais retourner à l’usine et leur donner la plus grande impulsion qui soit ! » assure Hamilton.