Cela fait quatre ans que nous posons la question à Peter Sauber : « alors, ce grand constructeur, c’est pour quand ? ». Sa réponse se retrouve toujours dans un large sourire : « je ne vous le dirai pas »…
Avant de tout de même lâcher quelques mots sur… VW ! Car c’est de VW que l’on voyait venir le vent, à Hinwil. Pourtant, depuis 2003, par le biais de Gerhard Berger, des discussions avaient bien lieu entre BMW et Sauber. Car l’ex-patron de BMW en F1 n’a jamais caché son sentiment sur l’association avec Williams. « Pour gagner, il faut maîtriser tous les paramètres. Aujourd’hui, faire un bon moteur comme nous le faisons et investir ses euros en Grande-Bretagne ne suffit plus » répétait-il en substance à Munich.
Il avait partiellement été entendu, puisque BMW avait substantiellement coupé ses subventions à Williams dès 2004. Ne serait-ce que parce que le programme de quatre ans de BMW arrivait en fin d’année dernière à son terme et, aujourd’hui, parce que Toyota réussit – en Allemagne – à faire des F1 qui marchent. Bref, le rapprochement pouvait débuter par une fourniture de moteurs et plus si affinité. On parle de plus en plus d'un rachat partiel mais majoritaire de l'écurie suisse...