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En 2007, Michael Schumacher avait quitté le côté piste pour passer du côté stands en tant que conseiller spécial de Ferrari – un titre particulièrement flou, comme le fut l’apport de l’Allemand à la Scuderia Ferrari, jusqu’à ce qu’il fut mis à contribution pour une mission précise : dégrossir le travail concernant la monoplace dépourvue d’aides au pilotage.
En 2008, le septuple champion du monde aurait pu trôner en bonne place sur le muret des stands du cheval cabré : sur le tabouret réservé au devenir directeur sportif de l’écurie ! Il a préféré décliner l’offre de la Scuderia confie Jean Todt dans les colonnes du magazine allemand Auto Motor und Sport. « Il aurait été le meilleur candidat mais il a refusé », déclare-t-il.
Le Français quittant la tête de la gestion sportive de Ferrari, le poste est revenu à Stefano Domenicali. Des discussions ont été engagées plus tôt dans la saison avec Ross Brawn, l’ancien directeur technique des Rouges, qui a finalement signé chez Honda : « Ross est un homme bien. Son succès chez Ferrari parle de lui-même. Nous avons longuement discuté pour déterminer ce qui était le mieux pour Ferrari et pour lui (…) Finalement, il s’est avéré que c’était mieux pour les deux parties qu’il parte travailler chez Honda et que nous confions le poste de directeur sportif à quelqu’un de la maison. Ross est maintenant un adversaire mais il reste un ami de Ferrari et l’un des miens. »
Le cycle de restructuration entamé par Ferrari avec les départs de Brawn et Schumacher (et le remplacement de ce dernier par Kimi Räikkönen), et conclu avec le remplacement récent de Jean Todt à la tête de la Gestione Sportiva, est désormais achevé. La mutation est majeure ; jamais la Rossa n’avait effectué pareille mue depuis l’arrivée de la ‘dream team’ à Maranello. « Je compare une entreprise avec un compte en banque. Chaque employé a sa valeur » expose Jean Todt, « Lorsqu’il doit être remplacé, nous devons faire attention à ce que le compte n’y perde pas. Prenons l’exemple du pilote. Avec Michael Schumacher, nous avons perdu de la valeur, on va dire dix. Mon travail était de trouver un autre dix. Si je n’avais trouvé qu’un neuf, j’aurais dû compenser le un manquant à un autre poste. »
Jean Todt, qui s’occupe désormais de la branche commerciale de la marque italienne, assistera à quelques Grand-Prix la saison prochaine. Et savourera maintenant un petit plaisir, qui lui était interdit depuis quinze ans : regarder la F1, tranquillement, devant sa télévision, sans la pression du terrain. |