Pilote le plus titré de l’histoire du championnat du monde
de Formule Un, élément moteur de certains projets Ferrari (il a notamment
initié les travaux du cheval cabré sur l’utilisation d’une monoplace dépourvue
d’anti-patinage puis ceux du retour des pneus slicks), ambassadeur de la FIA et
toujours étroitement lié aux sports mécaniques, Michael Schumacher est un
interlocuteur de choix lorsque le sujet de l’avenir de la Formule 1 est abordé.
Le septuple champion du monde livre ses premières
impressions, positives, sur les dénouements des réunions FIA/FOTA qui ont
accouché d’une formidable révolution de la Formule 1 (lire notre article
correspondant, daté du 12 Décembre). « On
m’a bien sûr demandé ce que je pensais des derniers développements de la F1 car
il est évident que quelque chose doit se passer à la lumière de la situation
mondiale actuelle. Je suis heureux du fait que la FIA et les écuries aient fait
le premier pas » explique Schumacher dans une intervention remarquée
qui est la meilleure caution que les hautes instances du sport automobile,
ainsi que les constructeurs, pouvaient espérer à l’heure où le public est quelque
peu perdu par les innombrables mutations opérées par le géant F1.
« Nous devons soigneusement
évaluer quoi faire désormais et c’est ce qu’il se passe à l’heure actuelle. La
direction prise et les nouvelles décisions qui ont été entérinées vont
entièrement dans le bon sens selon moi et elles ont même le potentiel pour
rendre le spectacle meilleur. Par exemple, augmenter l’adhérence mécanique est
parfait. La F1 restera le pinacle des sports mécaniques » rassure Michael Schumacher, « Elle changera un peu, mais la vie est
faite de changements. »