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Michael Schumacher a fait peur à ses inconditionnels. Hier à Sakhir, le septuple champion du monde a subi la loi de son nouvel équipier, Nico Rosberg, dont les personnes non avisées n’attendaient pas qu’il ose défier le pilote le plus titré de l’histoire de la discipline. Mais s’il doit encore faire ses preuves au plus haut niveau, le fils du champion du monde 1982 a du sérum de pur-sang dans les veines et un palmarès à construire, donc un appétit féroce ; à plus forte raison lorsqu’il retrouve à sa table l’ogre de la F1, vainqueur de 91 Grand-Prix, qu’il rêve secrètement de manger tout cru.
Dominé quelle que soit la configuration de sa Mercedes GP W01, Schumacher a surtout pris comme une gifle la différence qu’il existait entre lui et son cadet sur un tour seul tour lancé : une demi-seconde. « Sur les longs runs, tout va très bien, je suis assez content. Je mettrai le reste du week-end à profit pour perfectionner quelques petites choses. Pour le reste, il n’y a pas vraiment de problème mais c’est juste que sur un tour j’ai vu que Nico était 4 dixièmes devant et c’est un peu trop pour mes standards. Je dois élever le niveau de mon pilotage et je suis certain d’en être capable » a avoué Schumacher qui se refuse à entrer dans le rôle du professeur calculateur gérant son week-end de course dans la durée et laissant les purs-sangs s’expliquer en qualifications.
Sur ce qu’il a montré au cours de sa première carrière en F1, Michael ne peut entrer dans le moule d’un Alain Prost sans un reformatage radical de son logiciel de course. Contrairement au Français qui jouait au chat et à la souris avec la jeune génération, la laissait danser en qualifications pour mieux lui bondir dessus en course, Schumacher n’adore rien de plus que de s’élancer en tête d’une course et la mener de bout en bout. Prendre le départ en étant englué dans la masse du premier wagon a souvent joué des tours à l’Allemand. |