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Michael Schumacher et Silverstone entretiennent des relations ambigües. Un mélange d’amour et de haine entre le circuit mythique qui a accueilli le 1er Grand-Prix de l’histoire du championnat du monde de Formule Un (13 Mai 1950) et le pilote le plus titré de l’histoire.
Comme s’ils cherchaient en permanence à s’accaparer le rôle de vedette lors de leurs rencontres, Schumacher et Silverstone ont raturé plusieurs pages de leur histoire commune. L’Allemand a en effet attendu sa 8è saison au plus haut niveau avant de parvenir à dompter le circuit du Northampton. L’année suivante, comme pour mieux lui faire payer le prix de son outrecuidance, Silverstone a été le théâtre du plus sérieux accident de la carrière de l’Allemand. Une jambe et des espoirs de titre brisé. Il faudra attendre 2002 pour revoir Schumacher sur la plus haute marche du podium Britannique.
Aujourd’hui, Silverstone et Schumacher ont écrit un nouveau chapitre de leurs relations tumultueuses. Le comportement de la W01 et des pneus a fait perdre son latin au septuple champion du monde qui rapportait un gros problème de talonnage dans le virage 11. Après ses sorties de piste de la matinée, l’Allemand a été mis en garde sur son pilotage par son ingénieur, Andrew Shovlin, qui lui a reproché d’appuyer sur le frein dans les grandes courbes rapides – une pratique courante en F1 pour stabiliser l’auto et éviter un fort transfert des masses vers l’avant au moment d’une décélération –, « Dans le pire des cas ça peut couper le moteur ! » a lancé Shovlin à l’adresse de l’Allemand. En terminant la journée à l’affut derrière les Red Bull Racing et les Ferrari, Mercedes GP peut espérer briller Samedi et Dimanche. Mais comme le souligne Ross Brawn « On a déjà été bons le Vendredi… ». La suite des évènements s’est souvent gâté, à commencer par l’exercice du tour lancé unique en qualifications.
Nico Rosberg (6è, 1:33.318 / 5è, 1:32.166) :
Les débuts sont assez bons et nous avons pu résoudre beaucoup de nos problèmes de Valence. Nous avons bien travaillé sur les réglages pour optimiser le package aérodynamique. Il n’est pas facile à comprendre et à optimiser et c’était donc très bien de progresser et d’aller dans la bonne direction.
Michael Schumacher (9è, 1:33.955 / 6è, 1:32.660) :
C’est un Vendredi raisonnable qui s’est passé comme nous l’attendions et il semble que nos évolutions nous ont bien aidés. Cela étant dit, ça ressemble au Vendredi de Valence et je préfère donc attendre de voir ce que nous ferons demain où nous en saurons plus. |