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Michael Schumacher n’a pas abdiqué. Les 7 sceptres bien ancrés dans sa mémoire et dans son palmarès, le multiple champion du monde est revenu aux affaires avec la ferme intention de rajouter une 8è couronne à sa collection. Mais après 13 Grand-Prix jalonnées de déceptions et de revers, après avoir constaté qu’il subissait la loi de Nico Rosberg et que son agressivité naturelle – qui faisait jadis autorité – lui attirait les foudres de la profession, Michael admet ressentir les effets de l’âge.
Un début d’aveu de faiblesse ? Que nenni ! Schumacher compte sur d’autres vertus que les aptitudes physiques et la capacité de récupération de son organisme pour endiguer la nouvelle vague de pilotes. A 34 ans, Mark Webber est un bon exemple de la supériorité de l’expérience et de la sagesse sur la fougue des 23 ans de Vettel. « Au bout du compte, il y a les lois de la physique. Comment quelqu’un de 41 ans peut-il être aussi bon que quelqu’un de 23 ou 24 ans qui est au sommet ? » concède Michael Schumacher. Mais un autre maillon faible le turlupine : la relation qu’il avait tissée avec le directoire de Ferrari lui donnait des ailes et il savait baigner dans un environnement façonné pour lui. Chez Mercedes GP, il n’est qu’un cadre de l’entreprise au même titre que Rosberg. « Mais j’ai l’expérience et un très haut niveau de vitesse pure. Est-elle exactement la même que lors de ma période chez Ferrari ? Je ne pense pas que nous le saurons un jour car lorsque j’étais chez Ferrari j’avais travaillé pendant 10 ans pour atteindre ce niveau. Cette fois, je suis dans une nouvelle écurie et ce n’est que la première année. » |