|
Vous êtes celui qui a eu le plus de succès au Canada [Michael a remporté 7 victoires dans la Belle Province]. Qu’est-ce que ça vous fait de revenir ici ?
C’est un temps fort de l’année pour deux raisons : c’est l’opportunité de faire quelque chose d’inhabituel en dehors de l’Europe, de s’amuser. En venant ici, on sent toujours que la ville bat au rythme du GP. L’émotion, les fans, c’est spectaculaire. La piste en elle-même n’est pas très compliquée, mais avec cette atmosphère et la possibilité de dépasser, ça rend les choses un peu différentes.
Etes-vous encore loin d’avoir résolu vos problèmes et de vous retrouvez dans la position où vous voulez être ?
Nous sommes encore dans un processus de construction de l’écurie et il se passe extrêmement bien. Je suis très heureux de la manière dont nous travaillons, ainsi que de nos progrès. Nous n’avons pas le package pour être aux avant-postes pour le moment et après les essais hivernaux nous ne nous y attendions pas. Mais lorsque je vois la direction prise, je pense que c’est très bien. Nous avions une évolution aéro en Turquie, elle fait partie intégrante d’un processus naturel que nous traversons et qui nous a permis de passer devant Ferrari. Mais ça ne veut pas dire que ce sera le cas ici. Nous avons vu des écuries avancer ou reculer, c’est parfois un peu bizarre et difficile à comprendre. Nous espérons pouvoir continuer à aller de l’avant.
Un podium est-il envisageable ce week-end ?
Une course sous la pluie offre certainement beaucoup plus d’opportunités.
Qu’attendiez-vous de vous-même en abordant la saison ?
Nous pensions au championnat, c’est mon objectif. Mais arrivé à un certain point, vous comprenez que votre package est ce qu’il est et il vous faut établir un certain programme. L’année est encore longue. Je ne pense pas être dans une position pour gagner le championnat, c’est plus une construction et une organisation des choses pour ce qui devra être mis en place l’année prochaine. Mais on ne sait jamais, l’année est encore longue et il y a beaucoup de points à prendre.
Vous avez fini 2 fois à la 4e place. Un podium est-il la prochaine étape à franchir pour vous ?
Que je monte ou non sur un autre podium ne changera rien à mes statistiques. Le fait est que j’aime constater que nous pouvons y arriver grâce à nos propres forces et pour l’instant ce n’est pas le cas. J’ai gagné une place en Turquie grâce à l’abandon de Sebastian Vettel. Nous sommes 3e dans la hiérarchie des écuries pour l’instant, et nous devons travailler beaucoup pour parvenir à nos fins, à monter sur des podiums et remporter des victoires grâce à nos propres capacités. Mais ça prendra du temps.
Maintenant que vous êtes devant Ferrari, est-ce grâce au F-duct ?
Ça en fait partie, c’est certain, mais nous avions de toute façon une évolution aéro en Turquie et il est donc naturel d’être passé devant. En Turquie, elle nous a permis de devancer Ferrari mais ça ne veut pas dire que ce sera encore le cas ici !
Est-ce que ça vous procure toujours une grande satisfaction de venir dans une équipe et de travailler avec elle à sa construction ?
C’est l’une des raisons pour lesquelles je suis ici. Piloter est une chose, travailler main dans la main, avoir une bonne compréhension et une bonne atmosphère au sein de l’écurie, c’est ce qui est très satisfaisant.
Est-ce un plus que votre écurie soit Allemande comme vous ?
Certainement. Si vous vous souvenez d’où tout a démarré pour moi, lorsque j’avais le soutien de Mercedes pour accéder à la F1, oui tout ça va très bien ensemble.
La Turquie était-elle votre meilleure course ?
Non, je pilotais pour ramener la voiture à l’arrivée et je ne pouvais pas me battre aux avant-postes car les autres étaient trop rapides pour nous.
Laquelle était votre meilleure ?
Il n’y a pas eu de meilleure course pour l’instant. Parfois vous faites des courses spéciales et tout se passé à la perfection, mais nous n’en sommes pas encore là.
Aimeriez-vous courir au Mans de nouveau ?
C’était superbe, très fun. La sécurité m’inquiète et c’est pourquoi après toutes ces années, après la F1, il n’y a pas grand-chose qui peut vous proposer un nouveau défi, mais la sécurité me tient à l’écart de cet évènement.
En quoi votre vie est-elle différente par rapport à quand vous avez quitté la F1 ?
Je m’amuse probablement plus car je ne prends que les choses importantes au sérieux.
Etes-vous plus rapide que jamais car vous êtes plus détendu ?
Je ne pense pas être plus rapide. Je pense simplement prendre plus de plaisir.
|