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Fernando Alonso a fait sien le tube des Doors, Riding on the storm, en s’emparant de la meilleure performance chronométrique de la première séance d’essais libres du 55è Grand-Prix de Belgique sous un ciel orageux et lézardé par les éclairs. L’Espagnol est satisfait des évolutions du diffuseur soufflé de sa F10 et Kubica semble l’être du F-duct de Renault mais il faudra attendre de s’enfoncer plus avant dans le week-end – et pas dans les intempéries ? – pour se faire une idée plus précise des forces en présence.
Météo : Orageux, averses
Air : 18°C
Piste : 17-18°C
Humidité : 89-91%
Vent : 0,9-3,6 m/s
La pluie n’aura pas récompensé les courageux – pilotes comme spectateurs – qui ont bravé les intempéries pour croquer quelques tours du circuit de Spa-Francorchamps. Au moment où Timo Glock bouclait le premier tour lancé du 55è week-end de Grand-Prix en Belgique, les nuages ouvraient leurs vannes comme pour mieux rappeler qui est le patron dans les Ardennes. Le temps du pilote Virgin Racing, 2:06.752, était tout sauf une référence, fut-elle sur une piste détrempée. Fort heureusement, on était tout aussi loin de l’épisode 2005 où les trombes d’eau avaient été telles qu’elles avaient contraint la direction de course à annuler une séance puis à envisager l’annulation du Grand-Prix.
Après une demi-heure de roulage – la pluie étant le fil rouge du week-end, les pilotes n’avaient aucun intérêt à bouder la première séance en espérant une météo plus clémente cet après-midi – le fidèle compagnon de la pluie, Adrian Sutil, rendait la meilleure copie (2:02.646) devant Hamilton (2:03.353) et Hülkenberg (2:03.649). 15 des 24 pilotes avaient alors enregistré un tour chronométré ; les cancres du premier tiers de la séance ayant séché les premiers cours de la rentrée des classes appartenaient bien souvent aux écuries de pointe (Alonso, Massa, Rosberg, Kubica, Petrov, Webber).
Vettel (2:02.450) puis Hamilton (2:01.567) et Alonso (2:01.223) ont repris le commandement des opérations avant la mi-séance mais l’Espagnol alertait son équipe à l’issue de son premier run : « Il pleut de nouveau, et fort. »
Suit une scène spectaculaire d’un Schumacher partant à l’assaut du Raidillon alors qu’à son sommet le ciel se lézarde d’un éclair orangée. Les minutes qui suivent sont l’occasion pour les pilotes de se réfugier dans leurs garages et d’attendre que le énième orage passe. Certains n’en (res)sortiront qu’épisodiquement (Robert Kubica a complété son premier tour lancé à 4 minutes du drapeau à damier) et pour mieux cerner les différents tons d’un tableau Wallon entre gris clair et gris foncé. Un petite touche bleue est venue teinter l’horizon des villages qui ont donné leurs noms au circuit, Spa, Stavelot et Malmedy, peu avant le terme de la séance et Alonso en a profité pour inscrire sa Ferrari dans la fenêtre des 2 minutes (2:00.797), Kubica pour donner au F-duct de Renault ses premières lettres de noblesse (3è, 2:02.081), mais saura-t-elle bousculer l’ordre bien établi par les nuages à temps pour la seconde séance de la journée ?
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