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Fernando Alonso est resté le maître de Spa-Francorchamps. Après avoir surfé sur l’orage dans la matinée, le double champion du monde Espagnol a profité d’une interruption de séance provoquée par des spectateurs pour signer un ultime tour rapide que ses rivaux, englués dans le trafic, n’ont pu mettre à mal. La première journée du GP de Belgique ayant été copieusement perturbée, pilotes et ingénieurs auront peu d’informations à se mettre sous la dent avant les qualifications. L’ultime séance d’essais libres, demain à 11h, sera capitale.
Météo : Soleil et nuages
Air : 18-20°C
Piste : 21-26°C
Humidité : 75-89%
Vent : 0,4-4,5 m/s
Le déluge qui a pris en otage le circuit de Spa-Francorchamps au moment de la pause déjeuner de la F1 – et qui a contraint le GP2 à interrompre son unique séance d’essais libres au drapeau rouge – a gorgé la piste d’eau et contraint les pilotes à effectuer plusieurs tours de reconnaissance en pneus Pluie lors de l’ouverture de l’allée des stands, à 14h heure locale. Avec le retour du soleil, les Bridgestone intermédiaires s’imposent peu à peu et les temps tombent : de 2:04 en début de session ils passent en dessous des 2 minutes à l’issue des premiers runs et du premier tiers de la séance. Kubica et son F-duct dominent les débats (1:58.311) devant Webber (1:58.490), Massa (1:58.591) et Schumacher (1:59.219) avant que le dompteur des asphaltes humides, Adrian Sutil, ne se mette en action (1:58.149). Glock et Liuzzi tombent en même temps que les temps, dans la courbe de Rivage où les deux hommes froissent du carbone, heureusement sans conséquence pour les hommes mais qui met un coup d’arrêt au programme de l’Allemand.
Après les pneus, c’est au tour du circuit de proposer une configuration intermédiaire : mi-sec mi-humide, le tracé des Ardennes incite les pilotes à temporiser afin de préserver leur stock de pneus intermédiaires (qui s’usent à la vitesse grand V) et leur monoplace (les slicks font prendre trop de risques).
A mi-séance, Jaime Alguersuari est le premier à chausser des pneus sans sculpture. L’Espagnol s’empare derechef du meilleur temps de la journée (1:55.329) et déclenche une vague de pneus slicks durs qui vient rapidement submerger les références chronométriques antérieures. Kobayashi (1:52.625 puis 1:51.729) trône en haut de la hiérarchie jusqu’à ce que Button (1:51.137 puis 1:49.755) impose la suprématie des pneus tendres qui montent plus rapidement que leurs homologues durs dans la fenêtre de température optimale. Dans les trente dernières minutes, chacun s’installe dans un programme d’essais standards où les quantités d’essence et les configurations des monoplaces ne sont connues que des écuries. Leur progression (Sutil, 1:49.157 fait clignoter son nom en violet, la couleur réservée au meilleur tour absolu, devant Hamilton 1:49.248 et Kubica 1:49.282) est interrompue à 15h14 lorsque les commissaires de piste repèrent des spectateurs installés dans une zone potentiellement dangereuse, à l’intérieur de la courbe de Rivage. Le zèle des passionnés déclenche le courroux des pilotes. « Ils [la FIA] devraient nous donner 10 minutes supplémentaires ! » peste le leader du championnat en soulignant que les 24 pilotes ont besoin de tourner sur une piste sèche pour prendre leurs marques avant les qualifications et la course.
Il reste moins de 3 minutes lorsque la meute est lâchée pour un ultime tour lancé en pneus tendres qui sert de tremplin à Fernando Alonso pour rester l’homme fort de la journée (1:49.032).
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