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Scott Speed a décidé de réagir aux propos de Franz Tost,
et de laver en public le linge sale de la Scuderia Toro Rosso. Le
directeur de l’écurie de Faenza aurait agressé son pilote lors de son retour
aux stands au Grand-Prix d’Europe. Tost a minimisé les évènements en affirmant
à la presse Suisse Allemande qu’il avait à peine touché Scott à l’épaule. Une
affirmation que Speed a ressentie comme une insulte et un grossier mensonge. Foutu
pour foutu, le Californien a pris le partie de faire la lumière sur les
évènements du GP d’Europe.
« Je ne voulais
pas en parler à la presse initialement car Franz a passé 15 minutes à se
confondre en excuse » a expliqué Scott à Speed TV, « Mais
son démenti est une nouvelle malhonnêteté que lui et Gerhard ont multiplié dans
les médias pour nous causer du tort, à Tonio et moi. C’est la goutte d’eau qui
fait déborder le vase. Je sais que ça fera du mal à Red Bull et ce n’est pas
mon intention, car Dietrich Mateschitz et Red Bull m’ont formidablement bien
soutenu. C’est grâce à eux que j’en suis arrivé là en sport automobile. »
« Franz ne sait
pas se contrôler. Lorsque nous avons quitté le muret des stands, il était
furieux que je sois sorti de la piste et ne voulait entendre aucune critique. Il
voulait me faire porter la responsabilité de l’erreur du pit stop. Je me suis
dirigé vers le box et je suppose qu’il m’a rattrapé. Il m’a frappé au milieu du
dos le poing fermé. Tout le monde l’a vu dans l’équipe. Alors que je quittais
le garage il m’a suivi derrière les rideaux où aucun mécanicien ne pouvait nous
voir. Il m’a attrapé juste sous le cou, m’a secoué et a même déchiré une partie
de mes vêtements ignifugés. Puis il m’a poussé contre le mur. Deux membres de l’équipe
ont été témoin de la scène. Ma réponse fut de revenir dans le garage et de lui
demander s’il voulait me frapper devant tout le monde. »
« J’étais
furieux, je suis allé vers le muret des stands pour informer tout le monde ce
qui s’était passé. J’ai regardé le team manager, le directeur technique et
Gerhard Berger et je leur ai dit que si mon directeur d’équipe me touchait
encore une fois j’allais l’assommer. Ils m’ont dit ‘OK, essayons de retrouver
notre calme’. J’ai dit OK et je suis retourné dans la pièce qui m’est réservée dans
le motor-home ; j’y suis resté jusqu’à la fin de la course. Gerhard et
Franz sont venus me trouver. Franz s’était calmé et il a passé 15 minutes à se
confondre en excuses pour son comportement. »
Et Speed de préciser « On
ne pourra jamais me payer assez cher pour que pilote à nouveaux pour ces deux là. » Selon Speed TV, Scott aurait reçu un avis de licenciement, avec effet immédiat. Speed était supposé rouler demain et après-demain au Mugello.
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