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Une Spyker a pointé en haut de la feuille des temps le Samedi dernier, au terme de la dernière séance d’essais libres du Grand-Prix de Monaco. Une première pour l’écurie et pour le pilote Allemand, qui se disait surpris d’avoir devancé les 21 autres monoplaces. Sur une piste humide, les valeurs des voitures sont nivelées et les vertus des pilotes sont soulignées mais la surprise était de taille et a rapidement rempli le paddock étriqué.
Adrian a marqué les esprits si besoin en était encore, et Spyker se prend d’un optimisme de circonstance puisque même si les deux F8-VII ont une nouvelle fois navigué en queue de peloton en course – avec les moins bons temps au tour et deux abandons au final – elles ont ferraillé avec les Toyota et Super Aguri. Une progression circonstancielle due au tracé spécifique de Monaco ? Mike Gascoyne livre son verdict.
Avez-vous apprécié le week-end de Monaco dans son ensemble ?
Je pense que tout le monde l’a apprécié oui, et nous étions transportés par la performance d’Adrian le Samedi. L’équipe était un peu déçue du résultat de la course, mais nous participions bien à la course, nous n’étions pas là pour faire le nombre.
Les deux abandons ont dû être frustrants
C’était une conclusion décevante à un bien meilleur week-end, vraiment. Nous avions prévu un seul ravitaillement pour Adrian, et nous étions dans le coup pour la première fois de l’année. Il a fait un excellent travail, mais sa pédale de frein était spongieuse et il a tapé le rail. C’était décevant pour lui car je pense que son week-end avait été superbe jusque là, surtout sa performance du Samedi. Il est dommage que Christijan ait lui aussi abandonné car ses temps au tour étaient bons à ce moment-là.
Adrian se battait avec Trulli et Davidson à un moment donné de la course, puis il a perdu du terrain. Que s’est-il passé ?
Tout dépend des drapeaux bleus. Il a perdu du terrain mais il a retrouvé de la vitesse par la suite. Tout se présentait bien et il était confortablement installé devant Schumacher. Je pense qu’il s’est bien amusé en course, jusqu’à sa faute. Nous aurions pu finir devant plusieurs concurrents.
Vous rappeliez qu’Adrian a signé le meilleur temps le Samedi. En sachant que plusieurs autres voitures étaient en piste dans les mêmes conditions à la fin de la séance, cette performance vous apporte-t-elle une satisfaction particulière ?
Oui tout à fait. Hamilton tournait au même moment, tout comme Räikkönen. Nous étions en pneus pluie extrême et avions pas mal d’essence à bord, c’était donc une belle performance. Adrian a fait un tour parfait, les conditions l’ont aidé mais ça n’avait rien à voir avec la chance.
Que s’est-il passé pur Christijan en course ?
Nous avons essayé de faire deux pit stops avec lui. C’était un risque mais de là où il partait il était condamné à se battre car dépasser est quasiment impossible à Monaco ; nous pensions que si un safety car entrait en piste au bon moment nous pourrions tirer quelque chose d’intéressant de notre stratégie. Les cinq dernières années, un safety car était entré en piste à Monaco et ce n’était donc pas une stratégie risquée, d’ailleurs plusieurs autres écuries l’avaient également mises sur pied.
Que lui est-il arrivé sur la fin de course ?
La soufflet d’un arbre de transmission a cassé et a perdu toute son huile. Ce n’était pas un problème que nous avions expérimenté auparavant.
Comment abordez-vous Montréal et Indianapolis ?
Ce sont deux courses très différentes de Monaco ! Je pense que nous avons connu un bien meilleur week-end à Monaco, mais nous avons également fait de bons essais au Paul Ricard sur sa configuration faibles appuis. Adrian avait l’air très à l’aise. Les choses sont un peu meilleures.
Encore plus que Monaco, Montréal est une course à élimination et où le safety car peut entrer dans la danse. Est-ce l’une des meilleures chances de l’écurie de marquer des points ?
Exactement. Nous devons tirer le maximum de n’importe quelle situation qui se présentera à nous. Nous avons tenté le coup à Monaco, ça n’a pas marché mais nous ferons de même là-bas.
Est-ce que le fait qu’il n’y ait pas d’essais organisés sur place avant l’évènement vous aide, car les autres écuries ne peuvent pas s’échapper ?
Oui, ça nivelle le plateau et d’un certain côté c’est bon pour nous. |