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Nigel Stepney, le maillon faible de la Scuderia Ferrari sans lequel le scandale de l’affaire d’espionnage industriel qui a miné l’entreprise de Maranello et la F1 ne serait jamais arrivé, a décidé de publier un livre, à paraître l’année prochaine.
L’objectif de Stepney est clair comme de l’eau de roche : garnir son compte en banque en attirant le chaland avec l’appât de sa version des faits de l’espionnage. L’autobiographie, intitulée ‘Red Mist’ (Brume Rouge) sera-t-elle aussi et enfin l’occasion d’un mea culpa et d’excuses pour celui qui a jusqu’à présent clamé son innocence ?
Si la présomption d’innocence s’impose, il est un faisceau de preuves convergentes qui s’impose avec encore plus de fracas : Nigel Stepney est bien le traitre qui a exfiltré des documents confidentiels Ferrari, comme l’ont confirmé Mike Coughlan ainsi que les analyses des téléphones portables et boîtes e-mails de Stepney et Coughlan, qui étaient en contact fréquents depuis le mois de Mars. « Il n’a pas eu l’opportunité de livrer sa version des faits sur cette affaire, et c’est ce qu’il entend faire maintenant » justifie l’éditrice de l’autobiographie, Lorie Coffey, « Il ne se lance pas dans ce projet pour des raisons financières. »
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