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Avec son copain et ancien équipier de F3 Euro Series, Lewis Hamilton, Adrian Sutil est la révélation de la saison 2007 de Formule 1. Le jeune Allemand avait frappé les esprits et les chronomètres l’année dernière en se propulsant au 5è rang lors de 2 de ses 3 apparitions en essais libres (France et Japon). Adrian a entamé la saison 2007 tambour battant, en mettant le protégé de l’écurie Néerlandaise, Christijan Albers, sous l’éteignoir. « Dès le début j’ai pensé que ce serait assez serré entre Albers et moi » avoue Sutil sans complexe, « L’année dernière, alors que j’étais pilote essayeur, j’avais toujours devancé mes équipiers lors des essais du Vendredi. J’avais donc déjà un aperçu de ma propre valeur. »
Adrian a bien choisi ses moments pour briller en 2007. Au volant de la lanterne rouge du plateau, il se devait de frapper fort dans des endroits stratégiques. Rien de mieux que Monaco et Spa, les deux juges de paix de la saison 2007, 2 circuits à la topographie et aux exigences diamétralement opposées, pour faire parler de soi en bien ! Adrian fut la sensation de l’ultime séance d’entraînement du Grand-Prix disputé sur les bords de la grande bleue. Sur un terrain détrempé et alors qu’il n’était pas le seul en piste dans les ultimes secondes de la session, il s’est permis de signer le meilleur temps, au nez et à la barbe des ténors du plateau.
A Spa-Francorchamps le week-end dernier, Adrian a mystifié un vieux briscard comme Jarno Trulli pour le déborder avant le freinage des Combes, au terme d’une manœuvre frappé du sceau de l’intelligence. En Décembre dernier, à l’annonce de son embauche par SpykerF1 au poste de pilote titulaire, Automoto365.com avait demandé à Adrian s’il pensait être un meilleur pilote qu’en 2005, lorsqu’il faisait équipe avec Lewis Hamilton chez ASM en F3 Euroseries, et qu’il avait subi la loi du Britannique au point d’en être déstabilisé malgré quelques coups d’éclat ponctuels. « Cela ne fait pas l’ombre d’un doute » nous avait affirmé un Adrian décomplexé. « Je me sens plus à l’aise dans l’auto, plus sûr de moi, confiant en mes capacités. Je sais que je peux faire de grandes choses. J’ai d’ailleurs eu énormément de succès au Japon. »
9 mois plus tard le paddock dans sa totalité peut attester de la justesse des propos de Sutil. Et s’il doit aussi au marché d’être singulièrement fermé – les postes à pouvoir ne sont pas légions cette année, après le renouvellement des cadres des écuries majeures l’année dernière – c’est bien son talent qui lui a permis de se retrouver dans les petits papiers de plusieurs écuries. « J’ai discuté avec plusieurs écuries. Surtout après ma performance des essais libres de Monaco » avoue Adrian à Auto motor und sport, « J’ai reçu beaucoup de félicitations à cette occasion. C’était une chance, j’ai su la saisir… mais il n’a pas souvent plu cette année ! »
« Plusieurs écuries s’intéressent à moi, mais la question est : sera-t-il possible de trouver un accord ? Mon contrat Spyker court jusqu’en 2008. Un transfert vers un top team est possible mais il nous faudrait traiter avec Colin Kolles. Je voudrais aller plus loin avec Spyker, mais oui, j’ai des contacts avec 3 écuries, mais je ne peux révéler leur identité. Colin Kolles m’a donné ma chance en F1 et suis donc loyal envers lui. »
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