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La perspective de voir disparaître le Grand-Prix de Monaco de l'agenda du championnat du monde de Formule Un – une menace émise par Bernie Ecclestone qui reste fidèle à sa politique de la terreur pour obtenir ce qu'il désire, à savoir une gabelle qu'il estime juste – fait réagir le microcosme de la F1.
Patrick Tambay estime que ce serait une énorme perte et Olivier Panis (dernier vainqueur Français dans la Principauté) explique que Bernie ne peut se passer de Monaco.
« Ça serait une énorme perte. C’est un des grands moments de la saison, le Grand-Prix auquel les partenaires et les sponsors du monde entier veulent être associés » rappelle l'ancien pilote Ferrari et Renault, vainqueur de 2 GP et consultant de RMC. « Il faut probablement mettre pas mal de choses à plat. Il y a énormément de candidats qui se pressent à l’organisation de nouveaux Grand-Prix. Les anciens bénéficient de loyers qu’il faut peut-être revoir à la hausse. Tout ça, c’est une affaire de négociations que Bernie Ecclestone est en train de mener avec l’Automobile Club de Monaco. »
« Ça serait dramatique » assène quant à lui Olivier Panis. « Monaco reste le Grand-Prix le plus atypique de l’année. Il y a toujours des courses magnifiques. C’est là que les pilotes sont le plus près du public. Je trouve ça très dur parce que c’est le plus beau Grand-Prix de la saison. Tout le monde veut l’accrocher à son palmarès. Il faut qu’ils trouvent un compromis. Bernie est sûrement prêt à discuter. Il a aussi certainement besoin de Monaco. Maintenant tout le monde défend son bout de gras, donc il y a des tensions qui se forment. » |