|
Autrefois vilipendé car incongru dans un calendrier qui
comportait des circuits aussi typés que l’ancien Hockenheim, Silverstone ou
Suzuka, le Hungaroring est aujourd’hui apprécié pour la combinaison de défis qu’il
propose aux pilotes et aux ingénieurs. Le tracé de Budapest a trouvé son
créneau au fil des ans. Il cultive sa différence, qui lui donne un certain
charme aux yeux des pilotes qui n’apprécient que modérément les topographies
modernes façon Bahreïn. En Hongrie les maîtres mots sont chaleur, exploitation des
pneus et évolution de la piste qui forcent les tandems pilote/ingénieurs à
anticiper la palette de réglages qui sera la plus adaptée le jour de la course.
Car le tarmac du Hungaroring est particulièrement sale le Vendredi car le
circuit est peu mis à contribution le reste de l’année, puis très adhérent sur
la trajectoire et glissante en dehors.
« Le Hungaroring
présente un circuit mêlant vitesse moyenne réduite et haute force d’appui, où
le défi posé aux pilotes peut se rapprocher de celui de Monaco, avec cependant
des vitesses en virage et un tracé relativement différents. Généralement, nous
observons des températures ambiantes élevées pendant le Grand Prix de Hongrie » rappelle le directeur de l’équipe
de Brackley, Ross Brawn.
« Ajoutez à
cela une vitesse moyenne plutôt faible de 197 km/h pour obtenir des
paramètres de course difficiles pour le moteur et le refroidissement de la
voiture. Les pneus Bridgestone Potenza super tendres sont les plus rapides sur
cette surface. Il est par ailleurs nécessaire de garder un bon équilibre pour
éviter les problèmes de graining et de surchauffe. La piste hongroise génère
beaucoup d’adhérence tout au long du week-end, même pendant la course, c’est
pourquoi nous devons anticiper nos réglages en prenant cette notion en
considération. »
Pour le nouveau stratège de Honda Racing, dont la
sensibilité technique n’a jamais été démenti, la valeur étalon du Hungaroring
est incarnée par une portion précise du circuit, où le comportement des
monoplaces devra être passé au crible dès le Vendredi pour avoir une idée de
leurs compétitivités globales… « La partie
médiane du circuit, qui s’étend du quatrième virage au onzième donne
généralement les meilleures indications sur les performances des voitures.
Cette portion commence par quelques virages à faible vitesse mais se termine
par une très longue courbe rapide à droite, ce qui nous oblige à trouver un
équilibre adapté. Si une voiture est rapide dans ce secteur, vous pouvez vous attendre
à ce qu’elle le soit sur l’ensemble du tour. »
|