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Toyota a beau être le deuxième constructeur mondial, il doit obtenir un retour sur investissement à la hauteur de sa réputation et des sommes injectées dans son programme F1, colossales depuis son arrivée dans la discipline reine du sport automobile, en 2002.
Avec 69 départs en Grand-Prix, Toyota se situe au 31è rang seulement des écuries les plus assidues au championnat du monde de Formule Un, derrière Jaguar et Prost GP ; le palmarès du constructeur du soleil levant se doit cependant d’être plus riche que celui de ces deux contemporaines, qui ont sombré dans les abîmes de l’histoire. A la veille de la saison 2005, les grands patrons de Toyota avaient tapé du poing sur la table : l’entreprise ne se permettra pas d’engloutir des centaines de millions de dollars annuellement sans parvenir au firmament de la F1.
Le message est passé, l’armée de Cologne peut être fière de sa campagne 2005, qui lui a apporté 2 poles positions, 5 podiums, 179km de course en tête et la 4è place du championnat Constructeurs (88 points) sur les sabots du cheval cabré, devant son rival de Honda et l’une des écuries les plus capées du plateau, Williams. En 2006, Toyota doit passer la vitesse supérieure, ce qui implique de terminer dans le trio de tête, et d’inscrire une première victoire à son tableau de chasse.
« Décrocher une première victoire est notre objectif » confirme Tsutomu Tomita, directeur général de l’écurie Toyota, « nous devrons cependant attendre de voir comment les choses se déroulent pour savoir si cet objectif est réaliste ou non. »
« Nous avions deux buts en début d’année. Le premier était de marquer des points le plus de fois possible ; une fois cette ambition satisfaite, notre objectif était de monter sur le podium. Nous avons terminé 17 courses sur 19 dans les points et avons enregistré 5 podiums. Nous avons fini sur les talons des champions sortants et je suis donc plus que satisfait. » |