|
Les voyants sont de la même couleur que celle de Toyota, rouge. Au Japon, le retrait de Toyota de la Formule 1 ne fait plus aucun doute pour la presse spécialisée et les analystes économiques. Mais le quotidien Mainichi est affirmatif et les rotatives du soleil levant citent volontiers un groupe de personnes haut placées, proches de Toyota et catégoriques sur le sujet.
La survie de Toyota dépendait de ses résultats sportifs et de sa capacité à prendre dans sa nasse un pilote de premier plan. Kimi Räikkönen n’a même pas répondu aux sollicitations de l’écurie de Cologne et Jenson Button ne s’est servi d’elle que comme d’un levier pour décider Brawn GP à revoir ses émoluments à la hausse. Assurer la pérennité de l’aventure F1 aurait été possible dans contexte économique favorable et avec une Formule 1 en phase avec son temps. Mais Toyota annoncera prochainement un recul de ses ventes pour les six derniers mois (une perte estimée à $7 milliards) et la F1 a tourné le dos au seul outil qui lui conférait un soupçon de préservation de l’environnement et de haute technologie, le KERS.
Le retrait annoncé de Toyota devrait être officialisé dans la soirée, heure de Tokyo. Il fait suite à ceux de Honda, BMW et Bridgestone en Formule 1, à celui de Suzuki en rallye et à celui de Kawasaki en MotoGP. Il aura le mérite de dégager l’horizon de la future ex écurie BMW Sauber, rachetée par Qadbak, qui ne devrait plus avoir à obtenir une dérogation pour s’aligner sur les grilles de départ 2010. |