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Jarno Trulli et Heikki Kovalainen devraient être les heureux élus de l’écurie Lotus – l’officialisation de leur passeport Malais devrait être faite demain à la première heure. Par rapport à d’autres candidats aux baquets qui portera l’un des patronymes les plus prestigieux de l’Histoire de la Formule 1, l’Italien et le Finlandais ont pour avantage décisif d’être des pilotes en activité et donc très au fait des us et coutumes de la F1 moderne. Leur mise en action ne nécessitera pas un certain temps de latence comme dans le cas d’un Villeneuve ou d’un Sato, qui avaient fait acte de candidature mais qui n’ont pas touché monoplaces d’un autre temps, propulsées par un V10, équipées d’une batterie d’aides au pilotage, de pneus rainurés et dotée d’appuis aérodynamiques stratosphériques.
De fait, le manager de Takuma Sato, Matt Winter, a déclaré ce week-end que la piste Lotus s’était refermée pour son protégé. « Nous savons que Taku n’a pas obtenu un poste chez Lotus. Nous l’avons découvert hier. Il est maintenant rayé de la liste ». Le passeport Asiatique de Sato ne lui aura donc finalement pas ouvert les portes de Lotus. Lorsque la première écurie battant pavillon Malais avait signifié sa volonté de s’ancrer à Kuala Lumpur et de flatter les talents venus d’Asie, les pilotes originaires de cette région du globe avait repris espoir d’intégrer une écurie de Formule 1. Pragmatique, Lotus limitera sa vocation de d’ambassadeur de l’Asie à son pilote essayeur, Fairuz Fauzy.
La vitesse de pointe de Trulli et de Kovalainen ne gâche rien à leur CV et leur parfaite connaissance des techniques de pointe en vigueur en F1 devrait leur permettre, sur le papier, de faire progresser Lotus au maximum de son potentiel du moment. |