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UBS a débloqué une enveloppe de $200 millions sur 5 ans pour associer son image à celle de la Formule Un (la marque déposée et pas seulement le championnat du monde de la spécialité). Le partenariat est à l’initiative d’UBS qui, au terme d’une évaluation précise des bénéfices commerciaux de tous les contrats de sponsoring potentiels qui étaient à sa portée, est arrivé à la conclusion que la F1 était la plateforme idoine.
Le choix s’est porté sur la Formule Un car le pinacle du sport automobile offre une couverture globale inégalée (19 Grand-Prix dans 18 pays différents et sur 4 continents), une pénétration sur les marchés asiatiques et proche-orientaux qui sont autant de cibles d’UBS, une audience cumulée de 520 millions de téléspectateurs répartis dans 187 pays et une présence annuelle dans les gazettes spécialisés, au minimum de 9 mois dans les grands organes de presse.
Pour UBS, l’aventure F1 est aussi et surtout le moyen de reconstruire son image après le scandale des évasions fiscales dans lequel son nom est apparu en première ligne ces derniers mois. Selon tous les experts économiques et de communication, la banque Suisse aura du mal à se débarrasser de ses casseroles et la reconstruction de son image doit s’inscrire sur le long terme. Elle a entamé récemment ne vaste campagne de réhabilitation confiée à l’agence Publicis. Aux USA, la première banque Helvétique implantée outre-Atlantique est accusée d’avoir participée activement à l’évasion fiscale de plus de 4.000 contribuables en les démarchant pour les aider à frauder l’IRS (Internal Revenue Service, l’équivalent du fisc aux USA). Dans la Confédération Helvétique, les dégâts se sont étendus jusque dans le parlement où une plainte a été déposée, ainsi qu’au sein d’UBS dont plusieurs actionnaires ont également intenté une action dans le but de sanctionner l’ancienne direction d’UBS. « UBS souffre d’un problème de crédibilité générale » souligne le député socialiste Roger Nordmann, « Elle a montré à quel point elle avait agi comme une organisation criminelle avec une stratégie organisée d’aide aux fraudeurs. » |