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22 Juin - 07:58
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Un bond d’une demi-seconde

La Red Bull Racing a fait un pas de géant à Silverstone. Un bond qui peut être chiffré à un minimum d’une demi-seconde au tour après analyse des meilleurs tours en course, mais aussi après avoir corrigé les données des qualifications. Vettel a signé la pole position devant Barrichello malgré une surcharge pondérale de 9kg, soit près de 4 dixièmes de seconde. Il avait pourtant plus de 3 dixièmes de seconde d’avance sur le Brésilien en passant devant la cellule de chronométrage, soit une avance d’environ 7 dixièmes de seconde. En Q2, lorsque toutes les monoplaces sont dans la même configuration (pneus tendres neufs, charge d’essence minimale), Barrichello n’avait concédé que 2 dixièmes. Vettel n’était simplement pas à la limite du potentiel de son package, Rubens oui.

 

La vérité d’un GP n’est pas celle du suivant – une question de paramètres physiques et de développement des monoplaces. En Turquie, il y a 2 semaines, Button avait dominé les débats et s’était arrogé le meilleur tour en course devant Vettel et Webber. Par rapport à Istanbul et à Brawn GP, les gains cumulés de Red Bull Racing se montent à près d’une seconde. Un gouffre à l’époque où les luttes à sont à couteaux tirés pour le moindre dixième de seconde. La chaleur était l’alliée de Brawn GP et de Button, la fraicheur est son ennemi jurée. Le scénario est bien connu de la F1. Il avait cours à l’époque de la guerre des pneus Michelin/Bridgestone et l’avènement du pneumaticien unique n’a pas fondamentalement changé la donne. Quelle est la part du développement de la RB5 et de la paralysie des Brawn GP dans le bond d’une seconde entre Istanbul et Silverstone ? La réponse sera apportée par les prochains GP (Allemagne, Hongrie, Europe) où le mercure devrait être plus entreprenant.

 

En course, les deux RB5 ont enregistré les 2 tours les plus véloces. Mais les enseignements de Silverstone ne s’arrêtent pas à Red Bull Racing. Nico Rosberg, 3è dans l’exercice du tour rapide, devance les tandems Brawn GP et Ferrari. Les bolides rouges sont reléguées à une demi-seconde, ce qui tend à donner raison au pilote n°1 et au directeur technique de Williams (Nico Rosberg et Sam Michael) qui se félicitaient récemment des progrès de Williams et qui affirmaient que la FW31 valait mieux que la 6è place (son classement au championnat Constructeurs). Rosberg évoque même la probabilité d’un podium prochain.

 

Autre leçon de Silverstone : Force India est également dans une phase ascendante (Fisichella était à la porte des points à la régulière) et Renault a enregistré une sérieuse contreperformance sur un terrain qu’elle pensait pouvoir flatter les qualités de la R29.

  

Les meilleurs tours :

 

Pos

No

Driver

Team

Lap

Time

1

15

Sebastian Vettel

Red Bull Racing

16

1:20.735

2

14

Mark Webber

Red Bull Racing

57

1:20.915

3

16

Nico Rosberg

Williams

17

1:21.054

4

22

Jenson Button

Brawn GP

54

1:21.189

5

23

Rubens Barrichello

Brawn GP

18

1:21.429

6

3

Felipe Massa

Ferrari

22

1:21.509

7

4

Kimi Räikkönen

Ferrari

14

1:21.656

8

10

Timo Glock

Toyota

51

1:21.671

9

9

Jarno Trulli

Toyota

17

1:21.806

10

21

Giancarlo Fisichella

Force India

20

1:21.810

11

17

Kazuki Nakajima

Williams

14

1:21.845

12

7

Fernando Alonso

Renault

36

1:21.852

13

6

Nick Heidfeld

BMW Sauber

59

1:21.956

14

5

Robert Kubica

BMW Sauber

41

1:22.182

15

2

Heikki Kovalainen

McLaren Mercedes

32

1:22.418

16

11

Sébastien Bourdais

Toro Rosso

26

1:22.466

17

8

Nelsinho Piquet

Renault

25

1:22.505

18

1

Lewis Hamilton

McLaren Mercedes

24

1:22.576

19

12

Sébastien Buemi

Toro Rosso

24

1:22.711

20

20

Adrian Sutil

Force India

50

1:23.475

 

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