A l’occasion de la dernière épreuve du championnat 2004, disputée sur le circuit brésilien d’Interlagos, Juan Pablo Montoya a offert à BMW Williams et Michelin un magnifique cadeau d'au revoir. Alors que son contrat s’achève avec son écurie, il a dominé la course et résisté vaillamment aux attaques de Kimi Räikkönen avant de remporter la victoire. Le Colombien, qui sera coéquipier de ce même Kimi Räikkönen en 2005 chez McLaren Mercedes, a ainsi signé sa première victoire de la saison et la quatrième de sa carrière de pilote de Formule Un.
Les conditions météorologiques ont ajouté au suspense. La bruine qui s’est abattue sur le circuit au moment du départ a convaincu tous les pilotes Michelin de partir chaussés de pneumatiques intermédiaires, sauf Fernando Alonso (Renault), David Coulthard (McLaren Mercedes) et Jacques Villeneuve (Renault), qui leur ont préféré des pneus secs.
Les conditions de piste du début de course ont favorisé les Michelin, visiblement plus à l’aise que les Bridgestone sur une piste grasse, comme cela avait déjà été le cas à Indianapolis 2003, autre repère avec un tel package de paramètres météo/piste.
« Franchement, il y a pire pour terminer une saison ! J’aimerais transmettre mes compliments aux écuries Williams et McLaren pour la manière dont ils ont terminé cette année – et j’aimerais aussi féliciter Juan Pablo Montoya et Kimi Räikkönen pour la façon dont ils se sont comportés au cours de leur duel sans merci » a déclaré Pierre Dupasquier, Directeur Michelin compétition.
« Une situation qui reflète bien ce que nous avons affirmé tout au long de la saison : nous fournissons des pneus compétitifs pour toutes nos écuries partenaires, bien que les circonstances ont parfois joué contre nous pour nous empêcher de signer les résultats dont nous étions capables. »
« Il y eut d’autres aspects intéressants à la course d’aujourd’hui. Au cours des premiers tours, Kimi Räikkönen a passé Rubens Barrichello sans la moindre difficulté alors que la piste était plus humide qu’elle ne l’a jamais été de la journée. Ce qui prouve la compétitivité de nos pneus pluie intermédiaires. Le pilotage génial de Fernando Alonso, en pneus secs sur piste humide, mérite lui aussi une mention. Il a perdu plus de temps que j’estimais qu’il ne perdrait, parce que certaines portions de la piste étaient plus humides que nous l’avions anticipé. Mais dès qu’il s’est emparé de la tête de course, il a piloté brillamment pour s’y maintenir. » « Nous avons ainsi pu constater une nouvelle fois à quel point les pneus secs Michelin offrent un avantage à nos écuries partenaires lorsque la piste est glissante. Ce résultat est fantastique, mais nous n’allons pas pour autant lever le pied, puisque nous nous préparons déjà pour la pause hivernale. Nos regards portent désormais vers 2005. Vivement Melbourne ! »
Source : Michelin Sport