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Valencia ne veut pas se contenter d’être l’un des terrains de jeu de prédilection des écuries F1 lorsqu’il s’agit pour elles de tourner en essais privés. Valencia, qui a accueilli ces dernières années des compétitions prestigieuses comme le GP2, la World Series by Nissan (avant qu’elle ne devienne ‘by Renault’) ou le MotoGP, espère surfer sur la vague Alonso et l’engouement que suscite le double champion du monde dans la péninsule ibérique pour intégrer le calendrier F1.
Faire rouler les F1 en compétition officielle sur la piste du circuit Ricardo Tormo, étroite et tortueuse, serait intolérable. Le tracé présente peu d’intérêt et les infrastructures du circuit sont à des années-lumière des standards de la F1 moderne fixés par Shanghai. Mais la Costa Del Azahar, capitale nationale des agrumes, n’a pas perdu espoir de faire une opération juteuse et de convaincre Bernie Ecclestone : un circuit urbain pourrait voir le jour ! La commune de Valencia a approuvé, par décret, la réforme d’une zone qui pourrait abriter un Grand-Prix de Formule Un. Les yeux de Valencia sont tournés vers l’horizon 2009.
Un 2è GP sur les bords de la Grande Bleue ?
Vicente Ravin, porte-parole du conseil municipal, a déclaré « Il est tout à fait crédible d’organiser une manche du championnat du monde de Formule Un. Nous aurons davantage de nouvelles sur ce sujet dans les prochains jours. »
Des propos relayés par ceux de Francisco Camps et du gouvernement autonome de Galice. « Valencia a manifesté son intérêt en plusieurs occasions et des contacts ont été pris afin que Valencia puisse accueillir un Grand-Prix F1. Nous sommes dans une phase cruciale des négociations. »
Le décret stipule que le gouvernement autonome de Galice devra prendre en charge les travaux permettant les connexions nécessaires du réseau routier et la réalisation d’infrastructures adéquates. Le projet de Grand-Prix urbain – qui s’articulerait autour du Port de la Coupe de l’America – est un vœu que Bernie Ecclestone caresse depuis des années et si Paris n’a rien fait pour s’attirer les faveurs de la F1, le patron de la FOM voit en Valencia une rampe de lancement idéale pour promouvoir un concept que seul Monaco est jusqu’à présent à-même de maîtriser. Valencia présente en outre l’avantage d’être sous les feux de la rampe de l’actualité sportive en 2007, où elle pourra faire étal de sa maîtrise d’un évènement majeur, via la prestigieuse 32è Coupe de l’America.
Quel nom de baptême pour ce nouveau rendez-vous ? Les avis divergent. Le Grand-Prix d’Europe pourrait, après s’être disputé à Jerez de la Frontera en 1994 et 1997, élire à nouveau domicile en Espagne après avoir fait un long crochet par le Nürburgring (1984, 1995, 1996 puis de 1999 à 2006 sans interruption). D’autres prônent la rupture avec l’antique Grand-Prix d’Europe et sont en faveur d’une nouvelle dénomination, plus romantique : Grand-Prix de Méditerranée ! L’appellation est déjà homologuée par la FOM.
Les grincheux pourront toujours grommeler que Bernie Ecclestone déshabille Jakob (l’Allemagne) pour habiller Pedro (l’Espagne) et que grenouiller avec la péninsule ibérique après avoir déposséder la patrie de Goethe de son 2è Grand-Prix va à l’encontre de la règle qui voudrait qu’une nation ne se voit octroyer qu’une manche du championnat du monde. Ce serait se battre contre des moulins à vent ; la tendance est espagnol en Formule 1, jusqu’à l’avènement d’un nouveau champion du monde. Le Brésil et la Finlande sont seraient preneurs ! |