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Pour la 1ère fois de la saison, Vitaly Petrov a quasiment fait jeu égal avec Robert Kubica, ce week-end à Istanbul. L’observation est d’autant plus flatteuse que le circuit Turc passe pour être l’un des plus sélectifs de la saison avec une combinaison d’enchaînements rapides et de portions techniques où il les dixièmes de seconde peuvent rapidement se gagner ou se perdre.
Le secret de la réussite du Russe tient dans les progrès qu’il enregistre continuellement depuis ses débuts en Formule Un, mais aussi probablement dans la fraîcheur et la puissance des pistons qui équipaient les deux Renault. L’écurie au losange suspectant l’Istanbul Park d’être l’un des moins propices du calendrier à la R30, elle a judicieusement choisi de réserver à la monoplace de Kubica un moteur qui était en bout de vie en pensant n’avoir rien à perdre. Au contraire, Petrov disposait d’un propulseur neuf capable d’utiliser 100% de sa puissance nominale.
« Vitaly utilisait un moteur neuf pour cette course, tandis que Robert utilisait son V8 pour la troisième fois et aura un moteur neuf pour le prochain Grand Prix, au Canada » révèle Rémi Taffin, Responsable des opérations piste chez Renault. « Nous n’avons rencontré aucun problème durant la course et cela a permis aux deux pilotes d’attaquer fort tout l’après-midi. Robert et Vitaly ont fait un super travail, mais c’est vraiment dommage que ce dernier ait été victime d’une crevaison aussi près de l’arrivée. Il a été irréprochable tout le week-end et aurait mérité d’entrer dans les points. » |