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Le week-end dernier, les GP2 Series avaient rendez-vous avec l’histoire : Valence étrennait son circuit urbain, dessiné sur le site de la prestigieuse Coupe de l’America. L’occasion pour Romain Grosjean de monter sur son 9è podium des GP2 Series, le 4è dans le championnat Europe de la discipline. Le Français méritait pourtant mieux…
En arrivant à Valence jeudi dernier, Romain Grosjean a pris soin de reconnaître le nouveau circuit urbain en compagnie de son écurie, ART Grand Prix. Si le pilote de l’Equipe de France Circuits FFSA avait quelques accointances avec le tracé dessiné sur le Golfe de Valence et sur le site de la Coupe de l’America grâce à quelques heures passées dans un simulateur, il ne faisait en revanche pas partie des privilégiés qui avaient payé rubis sur l’ongle le droit de rouler sur la Marina en compétition officielle, lors d’une répétition générale où Formule 3 et GT devaient permettre de peaufiner le rendez-vous historique de Valence avec la F1 et les GP2 Series.
« Je n’avais jamais roulé ici contrairement à la moitié du plateau, et la séance d’essais libres devait donc avant tout nous permettre de découvrir le tracé, de définir les réglages de l’auto et de commencer à chercher la limite sans risquer un incident. Ça ne s’est pas mal passé du tout puisque nous avons signé le 8è meilleur temps sans forcer » explique un Romain quelque peu perplexe après sa découverte du théâtre des opérations. « J’ai découvert un site qui n’a pas vraiment le caractère d’un circuit urbain car il est très large, il a de grandes zones de dégagement et il ne nous donne pas l’impression de déambuler dans les rues d’une ville comme c’est le cas à Pau, Macao et Monaco ».
Mais la moins bonne nouvelle concernant les opportunités de dépassement, que les pilotes qui s’étaient produits à Valence au mois de Juillet avaient dénombré à 3 ou 4 selon leur optimisme. « Les distances de freinages sont très courtes et les dépassements sont donc quasiment impossibles » tempère le Français, « C’est dommage car sinon rouler ici est assez sympa même si on peut regretter le manque d’enchaînements rapides. »
Le fait de ne pas pouvoir dépasser éclatera au grand jour et au nez des pilotes en qualifications et en course où le trafic et la mauvaise volonté de certains concurrents faisaient des ravages. « En qualifications je suis tombé sur Vallés, il était plusieurs secondes devant moi en entamant son tour et je l’ai rattrapé avant le dernier secteur mais il n’a jamais voulu me laisser passer » regrette le chasseur de pole position, qui avait pris un abonnement à la première ligne de la grille de départ depuis quatre week-end de course, une série entamée devant son public, à Magny-Cours. « Le début de la 1ère course était bon mais j’ai rapidement eu des problèmes de freins. Je me suis bien bagarré avec Pastor et je ne m’attendais pas à ce qu’il me double la 2è fois mais j’avais freiné très tôt. Une fois 4è, je ne risquais plus rien et j’ai essayé de garder la tête froide et de rallier l’arrivée sans faire d’erreur. J’ai eu de la chance de monter sur le podium lorsque Pantano a abandonné dans le dernier tour. »
Les malheurs du duo de tête du championnat – Pantano et Senna sont tombés en panne d’essence dans le dernier tour ! – et la position de Romain devant le 3è du classement général, Lucas Di Grassi, ont replacé le Français au championnat. Le lendemain, Romain comptait capitaliser sur son podium pour faire encore mieux et revenir sur les talons de Senna au championnat. « J’ai pris un excellent départ malgré le côté sale de la piste et j’ai immédiatement réussi à dépasser Di Grassi et à revenir sur mon ancien équipier, Luca Filippi. Il était bien plus lent que moi mais j’ai rapidement compris qu’il était prêt à tout pour garder sa position et qu’il ne voulait pas que je gagne la course. Mais je ne m’attendais quand même pas à ce qu’il me pousse dans le mur alors que je l’avais déplacé à la régulière ! »
Pour la petite histoire, Filippi a écopé d’une pénalité pour son comportement agressif en piste. Mais rien ne rendra à Romain la victoire qu’il était allé chercher à la force du poignet. Pour le Français, le bilan de Valence est douloureux. « J’aurais pu repartir de Valence avec la 2è place en ligne de mire… mais la 3è est désormais hors de portée ! J’ai perdu énormément dans ce championnat, plus de 30, sans que ma responsabilité soit engagée. C’est vraiment frustrant mais il faut retenir le côté positif : l’équipe est excellente en performance et en capacité de réaction. C’est excellent pour la confiance du pilote. Nous savons que nous sommes parmi les plus rapides et notre objectif sera de remporter une victoire sur les deux circuits historiques de Spa-Francorchamps et de Monza. »
Source : FFSA
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