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Pour conforme qu’elle soit à son déroulement habituel – une chasse au chronomètre au cours de laquelle les 3è pilotes se taillent la part du lion –, la première séance d’essais libres du Grand-Prix des USA, 10è manche du championnat du monde de Formule Un, permet de tirer quelques enseignements.
Les 45°C affichés par le tarmac ont permis aux Bridgestone et à Ferrari de trouver immédiatement leurs marques, Michael Schumacher signant le 2è meilleur temps de la matinée dès son premier tour lancé, avant de partir à la faute trois virages plus loin. Le jalon n’en est pas moins bien planté dans le Brickyard, et si les températures continuent de grimper comme le prévoient les prévisions météorologiques de l’Indiana, le septuple champion du monde sera un concurrent plus redoutable encore qu’au Canada.
Un bémol cependant : ni les Renault ni les McLaren ni les Toyota ni les BMW n’ont pris la piste, et Schumacher a dû s’étalonner aux pilotes du Vendredi – toujours à la pointe et constituant une bonne référence, comme le rappelle le meilleur temps de Davidson et le 3è de Kubica – ainsi qu’aux Honda.
La vedette locale, Scott Speed, n’a pas connu un bon début de week-end, sa monoplace stoppant net après quelques centaines de mètres, et refusant tout service jusque dans les 5 dernières minutes. Dans le bas du classement on retiendra la bonne performance de Yamamoto, qui, tout comme Franck Montagny, découvrait Indianapolis et se positionne à seulement 15 centièmes de Takuma Sato. La température et le niveau d’adhérence seront deux paramètres clefs, qui conditionneront l’issue de la seconde séance de la journée, qui s’annonce particulièrement disputée. |