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L’Allemagne perdra-t-elle sa prérogative dans un proche avenir ? La patrie de Beethoven et Michael Schumacher devra peut-être mettre en sourdine l’un de ses deux Grand-Prix si les difficultés financières du circuit d’Hockenheim sont insurmontables, comme le laisse penser le rapport des comptables du tracé du Baden Württemberg (lire notre article Hockenheim proche de la banqueroute).
La proposition émane directement de l'administrateur délégué du circuit du Nürburgring, Walter Kafitz, qui soutient que l'Allemagne ne devrait accueillir qu’une seule compétition l'an, alternée entre le Nürburgring et Hockenheim.
Walter Kafitz affirme que la proposition a déjà été présentée à Bernie Ecclestone, seul maître à bord lorsqu’il s’agit d’établir le calendrier de la Formule Un et d’adouber les circuits accueillant la discipline reine du sport automobile. « Nous savons qu’Ecclestone veut que les compétitions soient réparties dans le plus grand nombre de pays possibles » a déclaré Kafitz en préambule.
« A l’heure actuelle, l’Allemagne et l’Italie sont les deux seules nations à bénéficier de deux Grand-Prix F1. » (ndlr : Imola organise le Grand-Prix de Saint Marin, état indépendant enclavé dans le territoire italien, alors que le Nürburgring est le théâtre du Grand-Prix d’Europe et non d’une nation). « Il serait intelligent d’opter pour l’alternance [entre les deux circuits allemands]. Nous attendons une réponse d’Ecclestone que j’espère positive. En 2002, 350.000 personnes s'étaient déplacées pour venir au Nürburgring sur l'ensemble du week-end, mais cette époque là est bien révolue ! » |