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Red Bull Racing paie le différé de conception de la RB6. En lutte pour le gain des deux titres mondiaux en 2009, l’écurie de Milton Keynes a choisi de rallonger la gestation de sa dernière-née, puis de faire l’impasse sur les premiers essais hivernaux. Le taureau rouge n’a pas pu déceler les problèmes de jeunesse de son package sous le soleil de Valencia et ils ont été quelque peu masqués à Jerez où les violentes averses ont noyé les programmes des écuries deux jours sur quatre.
La fiabilité de la RB6 a tout de même rapidement et incessamment été prise en défaut, à la fois en Andalousie et en Catalogne. Red Bull Racing a donc abordé le championnat du monde sans avoir pu s’affranchir des petits pépins techniques qui touchent sa monoplace ici ou là. Hier les bougies, aujourd’hui le système de freinage, Vettel est pour l’instant le paratonnerre de la foudre qui s’abat sur la RB6. L’Allemand, qui est paradoxalement l’homme fort du début de saison, accuse 25 points de retard sur Alonso, soit l’équivalent d’une victoire. Sebastian ne se départit par pour autant de son esprit d’équipe et déclare, chevaleresque, qu’il ne faut jeter l’anathème sur personne (cf notre analyse du Grand-Prix en cliquant ICI). Et Vettel de paraphraser Enzo Ferrari en expliquant que pour finir premier, il faut en premier lieu finir ! Vous avez dit ironique ?
Sebastian Vettel (Abandon sur sortie de piste consécutive à une casse mécanique) :
J’ai senti que quelque chose ne tournait pas rond un tour avant de sortir de la piste. Des étincelles se dégageaient de la roue avant gauche. Nous ne savions pas ce que c’était et je voulais donc rentrer aux stands. Puis, quelques virages plus loin j’ai eu d’énormes vibrations qui s’amplifiaient et dès que j’ai touché les freins j’ai eu cette casse en entrant dans le virage 13 et j’ai fini dans les graviers. C’est dommage car je pense que nous avions bien contrôlé la course à tout moment même si les conditions étaient difficiles. Mais pour gagner il faut d’abord terminer. Ça me casse les couilles de ne pas gagner mais le championnat est encore long. Nous travaillons dur pour résoudre nos problèmes de fiabilité et nous espérons faire une bonne course et voir le drapeau à damier en Malaisie.
Mark Webber (9è à 67,3 secondes) :
Mon départ fut compliqué, avec beaucoup de patinage, mais j’étais heureux de sortir 3è. Après la voiture de sécurité, ma course se passait bien. Je voulais entrer au stand le même tour que Sebastian mais celui qui est en tête à l’avantage et j’ai donc dû faire un tour supplémentaire en pneus intermédiaires ce qui m’a coûté du temps. En quittant les stands, je ne parvenais pas à enclencher le 2è rapport et j’ai viré au large. Je savais que je devrai dépasser en piste puis nous avons décidé de changer à nouveau de pneus. A la fin de la course, nous avons rattrapé les leaders mais j’ai eu cet incident. Je m’excuse auprès de Lewis. J’ai perdu les appuis sur le train avant en me rapprochant de lui et de Fernando, la voiture s’est levée et j’ai glissé dans le train arrière de Lewis. On pouvait espérer une bonne arrivée mais malheureusement il est toujours difficile de suivre des voitures de près. Je me suis jeté à corps perdu dans la bataille, je n’étais pas content de la 6è place et je voulais le podium, mais au final c’est une rude journée pour l’équipe. |