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Avec la certitude de devoir changer de bloc avant les qualifications, Jacques Villeneuve a pu jouer les pilotes essayeurs de luxe et aider l’excellent Robert Kubica au développement de la F1.06 et à l’évaluation des pneumatiques pendant que Nick Heidfeld suivait l’évolution de ses équipiers sur le muret des stands.
38 tours au total au compteur du Québécois, qui aura du mal à briller en course à la régulière en perdant 10 places sur la grille de départ. Hormis la fragilité du bloc de Villeneuve (séquelle de la fournaise de Sepang) la confiance règne dans le clan BMW Sauber, bien décidé à placer Heidfeld aussi haut que possible dans la hiérarchie, grâce à un package qui avait fait jeu égal avec une MP4-21 tailladée de toute part pour éviter la surchauffe en Malaisie.
Robert Kubica (9è, 1:29.576 / 3è, 1:27.200) :
Après le problème de moteur dans la matinée, nous avons connu une très bonne seconde séance. Nous avons testé quelques solutions aéro très prometteuses et avons pu enregistrer des temps constants lors de nos longs runs.
Jacques Villeneuve (3è, 1:28.595 / 12è, 1:28.440) :
La voiture semble compétitive. Le problème est pour l’heure de faire chauffer les pneus mais cela ne devrait plus être un obstacle lors des qualifications maintenant que nous couvrons plus d’un tour, ni en course. Il sera crucial d’être compétitif du fait de ma pénalité, pour cause de changement de moteur. C’est dommage car l’équilibre de la voiture est très bon et je suis vraiment content de sa vitesse.
Nick Heidfeld (Pas de temps / 15è, 1:29.053) :
Je n’aime pas ces séances du Vendredi. Je n’ai fait qu’un tour d’installation ce matin, et quelques tours dans l’après-midi. La voiture vaut bien mieux que ce que suggèrent mes temps.
Mario Theissen (Directeur BMW Motorsport) :
Nous nous concentrons sur la fiabilité, mais le temps de développement était trop court. Cet hiver, nos moteurs d’essais de spécification identique avaient couvert la distance requise sans le moindre problème, mais les enquêtes menées après Bahreïn et Sepang nous ont permis de nous rendre compte que certaines pièces n’avaient pas la tolérance nécessaire. Notre réaction à court terme fut de monter de nouveaux moteurs avec des composants sélectionnés manuellement. Nous en possédons deux exemplaires ici, l’un dans la voiture de Nick, l’autre équipera celle de Jacques. |