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La chevauchée royale de Kimi Räikkönen à Sepang préfigure-t-elle ce que sera la première partie de la saison ou McLaren Mercedes retrouvera-t-elle son élan de Melbourne à Bahreïn, voire en Espagne où l’écurie de Woking annonce l’arrivée d’une évolution majeure de son package 2008 ? Mark Webber (Red Bull Racing) a son idée sur la question.
La guerre des pneumaticiens a signé une trêve durable lorsque Michelin a officialisé son retrait de la compétition il y a 18 mois. 2007 nous a cependant appris que les pneus jouent toujours un rôle essentiel dans la performance globale d’une monoplace, et que l’optimum de leur fonctionnement est dépendant d’une équation multiparamétrique. Celui qui arrive à la résoudre sable généralement le champagne du vainqueur.
Topographie d’un circuit (et nature de son asphalte, de ses vibreurs), réglages mécanique d’une monoplace, conditions météorologiques mais aussi variations de ces dernières d’un jour sur l’autre sont des facteurs prédominants dans la performance, et dont la combinaison prend parfois le dessus sur les qualités intrinsèques d’une monoplace.
Derniers exemples en date : la FW30, que Nico Rosberg espérait voir flirter avec le podium à Sepang. Le re-surfaçage du circuit Malais a suffit à rebattre les cartes pour Williams. Autre enseignement du GP de Malaisie : la pluie (qui a lavé la piste entre les qualifications et la course), et les rafales de vent ont déstabilisé les McLaren Mercedes. Le fait n’est pas nouveau : en 2007, la Red Bull Racing RB3 était la plus sensible aux variations du Dieu Eole. La Ferrari 2007 n’absorbait pas avec efficacité les vibreurs trop hauts qui détruisait l’harmonie de son équilibre aérodynamique/mécanique, fragile tout autant que redoutable. Il faudra attendre de voir le comportement de la F2008 au Canada pour savoir si la F2008 a hérité du même défaut que sa devancière.
Plus proche de nous, qu’adviendra-t-il de l’hégémonie de la Scuderia Ferrari à Bahreïn et au début de la tournée Européenne ? Impossible de se prononcer lorsque les écarts entre les top teams, et d’une manière générale dans le peloton de Formule 1, se resserrent d’une année sur l’autre et alors que nombre des paramètres clefs cités plus haut sont des inconnues. Mark Webber pense que le cheval cabré devrait continuer de prendre le dessus sur les flèches d’argent. « Ferrari avait eu des problèmes de fiabilité en Australie, mais elle avait un avantage en performance sur McLaren en Malaisie. Je pense que ça continuera » a déclaré l’Australien à la BBC.
Lorsqu’il s’agit d’évoquer le positionnement de Red Bull Racing sur l’échiquier 2008, Webber se fait plus précautionneux et étaie son propos. « Derrière les 2 ou 3 top teams ce sera une nouvelle fois très serré à Bahreïn. Parvenir dans la dernière phase des qualifications est un véritable challenge et ce qui fera la différence entre nous, Williams, Renault et Toyota sera la constance de chacune d’un circuit à l’autre. Elle sera directement liée à l’ingénierie de course, à la voiture et à la compréhension des évènements. » |