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2 Juillet - 10:12
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Whitmarsh applaudit la présidence de Jean Todt vs l’ancien régime

Le nouveau Président de la Fédération Internationale de l’Automobile, Jean Todt, est en passe de gagner son premier pari : son exercice du pouvoir est loué par l’ensemble des acteurs du sport automobile, et plus particulièrement par ceux de la F1. Les soupçons de partialité qui étaient nés au moment de sa candidature, nourris par sa longue carrière à la direction de la Scuderia Ferrari, n’ont pas résisté au sérieux et à l’excellence de l’un des directeurs les plus efficaces que le sport moderne ait connu.

 

La qualité des interventions de Jean Todt et leur intelligence (les décisions des commissaires sont plus transparentes, les règlementations sont ajustées si nécessaire, sans attendre et sans vague, les constructeurs sont profondément impliqués dans les négociations concernant l’avenir technique et sportif de la Formule Un) ont en outre permis de quantifier les lacunes de l’ancien régime, lorsque la FIA était dirigée par Max Mosley. « On fait de la course de manière plus naturelle » résume Martin Whitmarsh, directeur général de McLaren. Une formule qui en dit long sur la tranquillité d’esprit qui est celles des écuries F1 en 2010, « En toute honnêteté vis-à-vis de Jean Todt et de la FIA, de là où j’observe les évènements, des choses arrivent en course et on se dit que la déflagration va être terrible, mais ce n’est pas le cas. Même les pilotes le pensent désormais. »

 

La FIA impose un nouveau respect par la justesse de ses réactions et par leur intelligence également. Le dernier exemple en date concerne l’affaire de la neutralisation du Grand-Prix d’Europe où Alonso et l’ensemble du directoire de Ferrari a pris position en accusant ouvertement la FIA d’avoir truqué l’épreuve. Les hautes autorités du sport n’ont pas eu la même réaction épidermique qu’aurait pu avoir l’ancien régime et qui aurait pu déboucher sur une guerre ouverte entre l’écurie historique du championnat du monde de Formule Un et la FIA. Une sanction disciplinaire ou une mise à l’épreuve aurait été pleinement justifiée, Ferrari ayant tenu des propos qui nuisent à l’image du sport – une prérogative qu’elle s’interdit d’avoir en signant les Accords Concorde. « Il y a une ligne à respecter : on veut être justes et on veut que les décisions soient prises instantanément, mais vous voulez que les pilotes puissent tenter quelque chose. Lorsque vous faites de la course automobile, vous vous exposez à ce genre d’incident, vous aurez toujours de la controverse et lorsque deux pilotes seront impliqués dans un accident, ils auront une vision différente des évènements. »

 

« Alonso s’est laissé emporter par ses propos mais les gens recherchent un peu ça et ça ne m’inquiète pas. Il fut une époque où vous n’aviez même pas le droit de poser la question. Il doit y avoir une limite, mais de là à ne pas être autorisé à remettre en cause la décision d’un commissaire. Honnêtement, on n’était pas autorisé à le faire avant. Les gens se plaignaient de débats stériles dans le paddock, mais il fut un régime où vous n’étiez même pas autorisé à vous demander si une décision était juste. Je ne crois pas qu’il soit raisonnable de critiquer la FIA et de s’en prendre à elle. Il doit y avoir des limites et nous devons montrer du respect à la FIA, mais je pense qu’il est tout à fait acceptable que les gens laissent vivre leur passion, leur enthousiasme. C’est sain. »

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