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Williams ou la théorie du yoyo. L’écurie de Grove et son baromètre, Nico Rosberg, sont plus que n’importe quel autre tandem soumis aux fluctuations de performance de leur monoplace. Tour à tour brillant en Australie ou au Canada puis subitement tombé dans les profondeurs abyssales de la hiérarchie à Sepang ou Magny-Cours, le jeune Allemand et sa monture souffrent d’un manque d’efficacité aérodynamique général – d’où les hésitations à s’inscrire dans les grandes courbes de Sepang et Magny-Cours – mais aussi d’un manque de mordant de leurs pneus sur un asphalte relativement lisse.
En Malaisie, la combinaison des grandes courbes (majoritaires sur le tracé de Kuala Lumpur) et d’un asphalte refait à neuf et glissant, avait pétrifié la FW30. En France le week-end dernier, Rosberg n’a pas tant souffert pour faire fonctionner ses pneus (le bitume de la Nièvre est particulièrement abrasif) mais plus pour négocier les 2 seules courbes rapides du circuit, ainsi que les deux chicanes à changement de direction brutal.
Dimanche soir, Nico avait quitté Nevers perplexe et fondait de grands espoirs dans les essais privés de Silverstone – lui aussi richement doté en grandes courbes – pour tenter de comprendre puis corriger les écarts de comportement de sa monoplace. Il se dit globalement très satisfait après 3 journée d’essais au cours desquels sont meilleur positionnement dans la hiérarchie fut la 3è place. « C’était des tests importants après notre expérience de Magny-Cours. Nous avons consenti de gros efforts pour comprendre ce qui s’était passé en France et nous avons passé en revue un programme très complet ces trois derniers jours » explique Nico en préambule.
« Nous avons travaillé sur beaucoup de points précis et avons une meilleure connaissance de certains éléments cruciaux, ce qui nous aidera sur le court et le moyen terme. A Silverstone, ce sera très serré comme d’habitude car les places du top 6 sont déjà prises, mais nous tenterons crânement notre chance. » |