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Rod Nelson, responsable des opérations chez Williams, dresse le bilan de la finale du championnat du monde de Formule Un 2009 qui a vu Nico Rosberg conserver la 7è place au classement des conducteurs, mais Williams chuter d’un rang au profit de BMW Sauber dans la catégorie Constructeurs.
Le circuit Yas Marina était-il un challenge technique ?
Il a le tacé d’un circuit urbain, au moins le 3è secteur, mais la surface d’une piste permanente contrairement aux autres circuits en ville comme Monaco ou Singapour. On peut donc utiliser un set-up assez rigide pour optimiser l’aéro comme on le ferait sur un circuit routier. Le secteur 3 est serré et tortueux peuvent laisser penser qu’il faut un maximum d’appuis, mais c’est tempéré par le fait qu’il faut s’accommoder des longues lignes droites des deux premiers secteurs.
L’asphalte était-il très sale et le dépôt de gomme a-t-il augmenté pendant le week-end ?
Le circuit est situé dans le désert et il était donc couvert d’une fine pellicule de poussière au début des essais libres. Il y avait beaucoup de vent également du fait de la proximité de la mer et même si une bonne partie de la poussière a été chassée le premier jour, elle se redéposait pendant la nuit. Le niveau d’adhérence était donc assez faible Samedi matin. Nous avons vu une nette amélioration le Dimanche et les pilotes ont d’ailleurs préféré piloter avec un bon niveau d’adhérence en toute fin de course.
Vous attendiez-vous à ce que la FW31 soit plus compétitive ?
Sur un circuit urbain plus normal, oui, comme c’était le cas à Monaco, Valence et Singapour d’ailleurs. Mais nous avions quand même l’espoir de prendre place sur la 4è ligne de la grille. Mais nous avons perdu 2 dixièmes dans le dernier tour des Q3 et ça nous a fait chuter un peu au classement.
La plupart des voitures a souffert avec les pneus tendres. Etait-ce le cas de la FW31 et si oui pourquoi ?
Les pneus tendres étaient particulièrement sensibles à la poussière alors que les durs étaient plus neutres. Les tendres ont progressé pendant la course, grâce au dépôt de gomme.
La chaleur a-t-elle été à l’origine de problèmes techniques ?
Aucun. Cependant, les qualifications et la course ont été disputées à la tombée de la nuit et la température de la piste a chuté tout au long des deux séances. Ça a eu un impact sur la montée des pneus en température et sur l’équilibre de l’auto. Nous avons donc dû adapter les réglages de l’auto ainsi que la pression des pneus.
La 8è place était-elle envisageable pour Nico ?
La meilleure chance de marquer des points aurait été de dépasser dès les premiers tours. Stratégiquement, nous ne pouvions pas faire plus.
Pouvez-vous résumer la saison 2009 de Williams ?
Même si l’auto était compétitive dès le début de l’année, nous avons eu des courses difficiles avec notamment les accidents de Melbourne et les intempéries de la Malaisie et de Shanghai. Le milieu de saison nous a vu afficher un niveau de performance constant, avec 8 arrivées consécutives dans les points. La constance a été affectée par une faible performance à Monza sur un circuit qui nécessite peu d’appuis, puis par une pénalité à Singapour qui nous a volé un podium. Nous étions de nouveau prêts à nous battre pour le podium au Brésil sans un bris de la boîte de vitesses. Nous étions à la porte des points à Abou Dhabi ce qui signifie que nous n’avons pas pu défendre notre place au championnat Constructeurs.
Quels sont les projets de l’écurie pour les mois d’hiver ? Quels jeunes pilotes testerez-vous et quand peut-on espérer voir la nouvelle FW32 ?
Le dessin, le développement et la production de la nouvelle voiture sont bien avancés et toute l’usine travaille pied au plancher. Nous avons 3 journées d’essais en Décembre, qui sont autorisées par la FIA et nous testerons Andy Soucek à la suite de sa victoire dans le championnat F2, ainsi que notre nouveau pilote de course, Nico Hülkenberg. La FW32 sera prête au début de la période d’essais privés, en Février. |